LES AGAPORNIS
18. Maladies des
agapornis
Chaque année de
nombreux oiseaux meurent de maladies qui, si elles avaient été mieux connues
par les éleveurs, auraient provoqué moins de problèmes. Plus de la moitié de
ces maladies sont dues à des erreurs d’installation, de mauvaises nourritures,
de manque d’hygiène et le manque de soins élémentaires. Celui qui installe ses
oiseaux dans des locaux humides et sombres ou tient
trop d’oiseaux dans un espace restreint
s’expose et cherche les ennuis. Il en va de même pour celui qui se
contente de donner des graines et de l’eau. L’application de la quarantaine
lors de l’acquisition de nouveaux oiseaux est une précaution indispensable. L’achat
d’oiseaux à des inconnus, sur des marchés ou des bourses porte de grands risques.
N’oublions pas que le meilleur moyen d’éviter les ennuis c’est la prévention.
Mais malgré tout
toutes les maladies ne sont pas évitables. Une infection et un virus peuvent
toujours apparaître. Nous serons tous un jour confronté à la maladie.
Tenant compte de
la nature de la maladie les symptômes se ressemblent d’un oiseau à l’autre. Certains
peuvent avoir la diarrhée, d’autres des difficultés respiratoires, des
difficultés de mouvements, des plumes dressées, un comportement anormal, dormir
sur deux pattes au lieu d’une comme cela se fait normalement, avoir les yeux
troubles, dès que nous constatons une anomalie nous devons intervenir. Ne
prenez jamais une attitude d’attente, un jour de plus peut être fatal pour un
oiseau. De plus vous prenez le risque d’infection d’autres oiseaux, dès que
vous le pouvez isolez l’oiseau et essayez de déceler la cause du mal.
Parfois les
symptômes sont faciles à découvrir et on peut y remédier de suite. Sinon il
faut consulter un vétérinaire, c’est bien la seule personne compétente. Certains
affirment que l’oiseau malade coûte moins cher que la visite au vétérinaire,
mais si une infection contagieuse peut être évitée c’est une bonne dépense. Une
perte totale sera plus difficile à accepter que la dépense de quelques euros;
d’ailleurs quand on est un vrai amateur il faut en accepter les conséquences.
Quel que soit la
cause de la maladie placez l’oiseau dans une cage chauffée (appelée cage
hôpital) équipée d’un système de réglage de température. Les oiseaux ont une
température de corps plus élevée de quelques degrés Celsius que nous ce qui au
moindre dérangement dérègle l’oiseau. Il faut donc rétablir le plus vite possible
la température normale. De plus la circulation du sang est diminuée ce qui
accélère l’infection et diminue la résistance générale. Placez la température à
30° Celsius, si l’oiseau reste en boule augmentez à 35°. Si à cette température
l’oiseau reste le bec ouvert il a trop chaud. Dans le cas de maladie légère
souvent le passage dans la cage chaude solutionne le problème.
Si sur un court laps
de temps plusieurs oiseaux sont touchés il y a deux façons d’intervenir: la
première est d’essayer tous les produits que l’on a sous la main. La chance de
réussir est mince. La deuxième façon, de loin la meilleure, est d’abord isoler
les oiseaux malades, ne rien donner et consulter le vétérinaire. On peut aussi
faire appel, si possible, à des cliniques vétérinaires. En général les coûts
sont acceptables.
Pour la
consultation prenez l’oiseau qui a peu de chance d’en sortir, le vétérinaire
peut alors abréger la souffrance et commencer ses analyses. En général on
dispose de 48 heures pour déterminer et identifier une cause, plus en cas de
maladies telles que la paratyphoïde et la chlamydiose (maladie des perroquets).
En général quand un oiseau remange dans les trois jours après un traitement il
est sauvé. Après les chances diminuent surtout si l’intervention a été tardive.
Maladies carentielles
Ce ne sont
vraiment pas des maladies, elles apparaissent quand un élément indispensable manque à l’oiseau ou est en excès
et elles disparaissent en général dès qu’on y remédie. Les suites d’une
mauvaise alimentation sont les plus visibles et détectables lorsque l’oiseau
est dans une période plus sensible: la mue, la ponte, maladies infectieuses et stress. Dans les cas extrêmes, surtout
chez des jeunes, des effets de déformations peuvent se produire avec des
conséquences irréversibles.
Souvent il s’agit
d’un manque d’une ou de plusieurs vitamines. Chacune a son rôle à jouer dans la
constitution de l’oiseau et il y a un effet spécifique à chaque manque de
vitamine. Il peut y avoir trop (hypervitaminose)
ou trop peu (hypovitaminose) de vitamines et même pas du tout (avitaminose). Il
y a surtout hypervitaminose chez les A et les D.
Carence en vitamines A
C’est la plus
importante, elle est indispensable pour la vie, la croissance, la
reproduction. L’avitaminose en A est une
dégénérescence de la santé, la cause d’œufs non fécondés, gonflements des
pattes et de la tête, mauvais plumage, des morts subites. L’hypervitaminose est la cause des problèmes
de foie, mauvaise couleur du plumage, mauvaise disposition des plumes.
Carence en vitamines D3
Intervient surtout
pour la formation des os et est indispensable dans la combinaison calcium phosphore.
Elle joue aussi un rôle de protection contre les infections et la fécondité.
Avitaminose en D3 engendre le rachitisme, reconnaissable à la faible charpente
osseuse, de légères douleurs articulaires (arthralgie) et un sternum en forme
de S. Ceci se produit surtout chez les
jeunes oiseaux. Le diagnostic peut être établit en tâtant le squelette, ceci
est possible avec un minimum de connaissance d’anatomie. En cas de doute il
faut radiographier l’oiseau. Il en va de même pour le rachitisme. Il faut bien
distribuer les vitamines D3 et donner le maximum de soleil. Mettez à
disposition de vos oiseaux un mélange de minéraux, de phosphore et de calcium.
L’avitaminose D3
peut provoquer aussi une mauvaise croissance, des symptômes de paralysies, un
mauvais plumage, des oeufs clairs, un manque de ponte.
Une surdose
pendant un temps assez long amènera une décalcification des os.
Carence en vitamines E
La vitamine E est appelée la vitamine de la fécondité et
indirectement il y a du vrai là-dedans.
Différents études ont montré que la vitamine E protège la vitamine A contre
l’oxydation. Sans vitamines E comme antioxydant les actions des vitamines A
seraient rapidement annihilées. De ceci il découle que la vitamine E agit indirectement
sur la fécondité, de plus il est prouvé que si l’on utilise un antioxydant
synthétique en vue de protéger la vitamine A les problèmes de fécondité
diminuent fortement.
Une déficience de vitamine E provoque aussi des symptômes
de paralysie et des difficultés de vol.
Carence en vitamines K
Une carence en vitamine K peut provoquer des hémorragies
internes, mais la plupart de celles-ci sont tout de même provoquées par
d’autres maladies graves.
Carence en vitamines B
Une avitaminose en
B1 engendre un empoisonnement du système nerveux par la destruction des glucides
contenus dans les muscles, ce qui provoque des symptômes de paralysie, un
mauvais plumage, se tenir en boule, des excréments laiteux.
La vitamine B2
intervient également pour la consommation des sucres. Une avitaminose en B2
diminue la croissance, provoque la mort des embryons dans les oeufs, la
déformation des pattes.
Une avitaminose en
B6 provoque une mauvaise croissance et favorise les crampes.
Un manque de B12
mène à de mauvais résultats d’élevages, des éclosions difficiles ainsi que des
mortalités précoces.
La biotine agit comme
co-enzyme dans les échanges entre les hydrates de carbone et agit sur la
synthèse des acides gras. Les symptômes de carence sont nombreux et divers,
mais très rares chez l’adulte.
Un manque de biotine provoque entre autres chez les
juvéniles des déformations de la face, surtout autour du bec.
Il ne faut pas
mélanger la biotine avec des œufs crus, la présence de l’avidine annule
l’action de la biotine
La choline est
considérée par certains comme une vitamine du groupe B. La choline est
essentielle au maintien de l’intégrité des membranes de toutes les cellules et
au métabolisme des acides gras. La choline contribue à la synthèse de la
lécithine, une substance qui permet à la bile d’assurer la digestion des
graisses. Elle est aussi un précurseur de l'acétylcholine, un important
neurotransmetteur qui contribue aux transmissions entre les neurones.
Un manque de
choline provoque l’engraissement du foie et de là une régression corporelle.
La vitamine P,
aussi appelée acide nicotinique est indispensable pour toute cellule vivante.
Il joue un rôle dans la formation des enzymes qui interviennent lors du
processus d’échange des graisses et des hydrates de carbone mais aussi pour la
respiration des cellules. Il influence la croissance et le développement du
plumage.
Un manque de
vitamines P provoque une mauvaise digestion, des diarrhées, un manque
d’appétit, une croissance lente, petites hémorragies sous-cutanées, un mauvais
plumage et des infections à la face.
La vitamine B9,
aussi appelée vitamine M ou acide folique, participe au métabolisme des
protéines (acides aminés) et à celui du matériel
génétique (ADN et ARN) et est donc essentiel pour le développement et la division des cellules. La
vitamine intervient également dans la synthèse d’acides aminés (methionine,
histidine et sérine).
Un manque se
caractérise par des excréments liquides, difficulté de respiration, perte de
poids, faiblesse générale, mauvais plumage et un manque de croissance.
La vitamine B5 ou acide panthoténique est indispensable à la vie des
cellules, intervient dans la production d’énergie, la synthèse d’acides gras,
le métabolisme du myocarde. Une fois dans
l'organisme, la vitamine B5 se transforme en co-enzyme A
qui agit sur le système nerveux et sur les glandes surrénales. Elle participe également
au développement et à la régénération de la peau et des muqueuses, au
métabolisme des lipides et jouerait un rôle essentiel dans les mécanismes
régulateurs de l'adrénaline, de l'insuline et de la porphyrine
Un manque d’acide
pantothénique est peut être la cause d’une mauvaise croissance, de faibles
résultats d’élevage, d’un mauvais plumage avec des marques nues dans le cou et
la gorge.
Adipose ou excès de
graisse dans l’organisme
Survient surtout
chez les agapornis tenus en solitaire, chez les oiseaux qui restent trop
longtemps en cage d’élevage. Les raisons principales sont des erreurs de
nourriture, un manque de mouvements, des causes hormonales. Le corps de
l’oiseau semble gonflé, la respiration est difficile, état de somnolence,
infécondité. Dans les cas extrêmes l’oiseau peut avoir un malaise
cardiaque.
Le remède à
l’adipose est simple: plus de mouvements, nourriture limitée, de la verdure et
des fruits.
Goutte
Maladie métabolique
à manifestations articulaires, rénales et cutanées, due à l’accumulation de
l’acide urique dans l’organisme et caractérisée par des inflammations
douloureuses.
Il y a deux sortes
de goutte, l’articulaire et l’autre intestinale. Dans le premier cas les
articulations sont gonflées, principalement celles des pattes. Celles-ci sont
grosses, chaudes, douloureuses et présentent de petits abcès purulents. Pour
l’intestinale les reins, le foie, la rate, les intestins peuvent être touchés,
de même que les poumons et les trous d’air. Elle n’est pas décelable, des
oiseaux qui maigrissent, qui présentent des excréments couleur craie sont
souvent infestés.
L’origine de cette
maladie n’est pas déterminée exactement. Un manque de vitamines A, des reins
malades, un manque d’eau peuvent être des causes. Des
facteurs héréditaires peuvent intervenir. Cela peut arriver à n’importe quel
âge de l’oiseau, chez les oiseaux adultes l’évolution peut être lente. Cette
maladie n’est pas guérissable.
Préventivement la
goutte peut être combattue en fournissant suffisamment d’eau fraîche, prévoir
les vitamines adéquates.
Affections parasitaires et maladies
Parasites
externes
Mites et poux
Régulièrement les
oiseaux sont l’objet d’atteintes par des parasites externes. Les principaux
sont pour les agapornis: les poux (suceurs de sang), les mites (pour le
plumage), la gale. Décrire tout en détail nous mènerait trop loin et nous
allons nous en tenir aux remèdes généraux.
Ces parasites
mettent les oiseaux mal à l’aise et diminuent l’appétit ce qui les fait
maigrir, les oiseaux sont hors de condition. Surtout les jeunes y sont très
sensibles. D’autant plus que d’autres facteurs peuvent encore aggraver la
situation.
Les poux sucent le
sang la nuit ce qui provoque un manque de sang. Cela se constate surtout dans
les nids, ce qui nuit au déroulement normal de l’élevage.
Les mites attaquent
les plumes et y déposent leurs oeufs. Certaines sortes de mites pénètrent dans
la structure même de la plume et se nourrissent des éléments dont la plume a
besoin pour se développer. Il ne peut plus y avoir de plumage normal dans ces
conditions.
D’autres mites
vivent dans les graines et touchent les oiseaux de cette manière. On peut
préventivement éviter au maximum les mites en leur donnant le minimum de
repères et en aérant le plus possible les volières, l’hygiène joue aussi son
rôle. Mais si malgré nos soins nous sommes confrontés au problème il faudra intervenir
avec des insecticides. Le commerce nous en fournit et à nous de constater le
produit qui convient le mieux, il est à conseiller de ne pas utiliser des
produits à base de chlore. Bien suivre les prescriptions indiquées sur les
notices accompagnant les produits.
Comme produit de
désinfection des cages et volières on peut utiliser le malathion (4 à 5%), un
phosphate organique. Il est conseillé d’écarter les oiseaux et de respecter un
certain délai avant de les y remettre.
La gale, connue
chez les perruches ondulées, apparaît également chez les agapornis. L’infection
se fait par la mite dénommée Cnemidocoptes
pilae, qui atteint l’oiseau au bec, aux yeux, l’anus et les pattes.
Cette mite se loge
dans les plis et les implantations des plumes, les déformations visibles
peuvent provoquer de graves lésions et si l’on intervient pas mener à la mort. Les
avis sont partagés sur la façon dont les parasites se transmettent d’un oiseau
à l’autre. Certains prétendent que certains oiseaux sont porteurs de parasites
et en déduisent que la transmission se fait déjà au nid lors du nourrissage des
jeunes. L’infection peut aussi apparaître chez des oiseaux adultes lors
d’autres problèmes de santé, qui provoquent une diminution de la résistance de
l’oiseau. Des recherches ont montré que l’infection ne se fait pas par la vie
en volière.
Un traitement par
des produits appropriés, l’Ivermectin par exemple, donne de bons
résultats. Une à deux gouttes sont mises
dans la région du cou de l’oiseau.
L’opération doit être renouvelée quelques fois. Au début de l’infection on peut enduire les
parties atteintes avec de la paraffine liquide, ceci pendant cinq jours.
Parasites internes
Les vers
Les vers peuvent
provoquer de graves perturbations pour les oiseaux. Les principales espèces de
vers parasites des agapornis sont les ascaris et les capillaires. Le ver est un
parasite intestinal, agent des helminthiases, animal pluricellulaire.
Les ascaris sont
de forme ronde d’une longueur d’environ
Ils vivent dans
les aliments à moitié digérés qui sont destinés à l’oiseau, ce qui irrite les parois intestinales et qui trouble la digestion.
Les vers produisent une quantité importante d’œufs dont les écailles sont
épaisses et de couleur foncée et qui sont évacués par les fientes. Après
environ deux semaines les oeufs sont infectieux pour les oiseaux. Les oeufs non repris par les oiseaux restent
infectieux pendant des mois encore.
Les symptômes
d’infection par les ascaris apparaissent quelques semaines après l’absorption
des oeufs, donc jamais chez les jeunes au nid. Au début on constate un plus
grand appétit et pourtant l’oiseau maigrit, le sternum se marque fort. Parfois
il y a des diarrhées, souvent l’intestin grêle se bouche complètement. Ce qui
provoque un gonflement du ventre, un manque d’appétit et des vomissements. Comme
il y a irritation des intestins l’absorption des vitamines est perturbée et
provoque des paralysies, aussi bien en cas de faible que de forte infection. La
santé de l’oiseau se détériore rapidement et il en meurt souvent.
Les capillaires sont, comme le nom l’indique, aussi fins
qu’un cheveu. La longueur est d’environ
Les oeufs qu’ils
produisent mûrissent en une semaine, beaucoup plus rapidement que ceux des
ascaris. Du fait que les capillaires se fixent à la muqueuse des parois
intestinales leur action est plus rapide et plus grave que celle des ascaris.
On a une grave infection intestinale souvent accompagnée de présence de sang
dans les fientes liquides. Les oiseaux sont gravement atteints, maigrissent
rapidement et ne sont plus capables de voler. L’infection se fait également par
l’absorption des oeufs qui se trouvent dans les fientes des oiseaux infectés. Comme
pour les oeufs des ascaris les oeufs non absorbés des capillaires restent
longtemps infectieux, toutefois moins longtemps que les premiers.
Il existe dans le commerce différents produits pour combattre les vers. Pour
moi le produit Fenbendazole est excellent, en dose de 10 à 50 mg par kilo de
poids de l’oiseau. Il est facilement supporté par les oiseaux. Est administré
par gouttes ou par injections, également en mettant une paire de gouttes sur un
morceau de fruit. Il faut naturellement
être sûr que l’oiseau le mange, s’il est habitué cela donnera un très bon
résultat. Sinon il faut y aller en
mettant des gouttes dans l’eau de boisson. Un très bon produit pour cette
méthode est le Levamisole en dose de 400 à 600 ml par litre d’eau pendant 24
heures. Il ne faut pas d’autres sources d’eau ni de verdures pendant le
traitement.
Il est évident que
la méthode par injection dans le bec ou le croupion reste la plus efficace, on
n’est jamais certain que les oiseaux prennent l’eau de boisson. Il faut répéter
le traitement après trois semaines. Après un traitement il est souhaitable de
faire une cure de vitamines, le manque de vitamines A peut augmenter le danger
d’infection.
Afin d’éviter une
réinfection il est conseillé de désinfecter régulièrement les cages et volières
avec des produits adéquats du commerce, attention quand même aux produits
dangereux pour les oiseaux. Le fond
d’une volière extérieure doit particulièrement faire l’objet de votre
attention. L’idéal est de déblayer le
fond sur une profondeur de
Infections protozoaires
Infection
à Giardia
Cette infection se
présente assez fréquemment chez les agapornis. Le protozoaire est un être
vivant monocellulaire dépourvu de chlorophylle et se multipliant par
mitose ou par reproduction sexuée [l’embranchement des protozoaires comprend
les ciliés, les flagellés, les rhizopodes (amibes, foraminifères, radiolaires)
et l’hématozoaire du paludisme]. Giardia est le nom du parasite. La pire conséquence
est le picage, il peut être très important à un point tel que les autres
symptômes comme la diarrhée, l’amaigrissement, l’écaillement de la face et les
autres symptômes généraux passent inaperçus. Souvent le picage commence sur les
flancs et les cuisses. Il est souvent admis que le picage résulte de
démangeaisons provoquées par la réaction allergique au Giardia.
Comme thérapie il
y a entre autres le dimentridazole (Emtryl) et le ronidazole. Les chances de
guérison sont variables. Pendant deux à quatre semaines il faut surveiller les
oiseaux qui ont été traités car il y a risque de récidive.
Infections bactériennes
En général les
infections bactériennes, sauf l’infection à Salmonelles, prennent une place
secondaire dans les maladies. En principe les Enterobacteriaceae (grand groupe
des maladies internes dues à des bactéries qui ne doivent pas être présentes normalement
dans les intestins) ne font pas partie de la flore intestinale. Les oiseaux en
bonne santé n’ont absolument pas de flore intestinale. Lorsque certaines
bactéries ont l’occasion de s’introduire dans les intestins des oiseaux il y a
déséquilibre entre défense et infection de l’organisme. Ceci peut donner
l’aspect d’un début de maladie où la nourriture, les soins, l’hygiène jouent un
rôle important.
Salmonellose
La salmonellose ou
la paratyphoïde est transmise chez les oiseaux par des germes du type
salmonella,
L’infection se
fait généralement par l’absorption de nourriture ou boisson infestée par des
bacilles, aussi par le bec lorsque l’oiseau cherche au sol. La cause principale
est la présence de rats, de souris et d’oiseaux indigènes dont les déjections
arrivent dans la volière extérieure. Les bactéries de salmonelle peuvent
également être présentes dans la conception des oeufs.
Souvent il n’y a pas
d’éclosion car l’embryon meurt dans
l’oeuf, s’il y a éclosion le jeune meurt après quelques jours. Le temps
d’incubation est de 4 à 5 jours.
Les symptômes de
la maladie peuvent varier entre les oiseaux adultes et les jeunes oiseaux. Au
nid c’est par de fortes infections intestinales qui en général entraînent la
mort, chez les adultes cela se remarque par des tremblements, une attitude
apathique. Ensuite viennent les diarrhées, parfois des difficultés de
respiration. Souvent ce sont plusieurs oiseaux qui montrent les symptômes ce
qui donne un caractère épidémique à l’infection. Un examen bactériologique des
excréments est indispensable et confirme souvent le diagnostic.
A cause de la
courte période d’incubation la salmonellose n’est pas facile à guérir. Les
oiseaux malades doivent être traités avec des antibiotiques adéquats tel que
l’Enrofloxacin (Baytril). Il faut également procéder à une désinfection
profonde de l’installation. Malgré des soins très intensifs l’oiseau gravement
atteint est rarement guérissable.
Colibacillose
La colibacillose
est produite par différents germes de la bactérie Escherichia coli.
L’infection est souvent provoquée par l’absorption de boissons et
nourritures souillées par des excréments. Les symptômes ne sont pas
spécifiques, mais bien d’ordre général, presque toujours accompagnés d’une
diarrhée. La maladie apparaît le plus souvent chez les jeunes oiseaux et
provoque de nombreux décès. Les oiseaux adultes présentent une plus grande
résistance à la maladie, des oiseaux affaiblis seront plus sensibles. Les Escherichia coli peuvent aussi être
présents dans les organes respiratoires et provoquer ainsi des infections
chroniques
La colibacillose
est détectable par un examen bactériologique des excréments ou des organes
internes. Comme il y a différents germes de la maladie un traitement général à
l’aide d’antibiotiques ne donne pas toujours des résultats valables. Du
Trimethoprim en combinaison avec une préparation de sulfate, le bio digest
semblent donner certains résultats.
De très bons soins
hygiéniques, surtout en évitant que les oiseaux ne puissent absorber des
boissons souillées, sont certainement des éléments préventifs de la maladie.
Tuberculose des oiseaux
La tuberculose est
produite par la bactérie Mycobacterium
avium et apparaît surtout chez les perroquets. Il faut signaler que cette
maladie est transmissible à l’homme et qu’il faut faire très attention pour les
enfants. L’infection se fait surtout par les nourritures, mais aussi par
l’absorption d’un air vicié. La tuberculose des oiseaux est une maladie à évolution
lente qui peut produire des effets après plusieurs mois, au début l’oiseau
commence à maigrir. A la fin l’oiseau présente différents symptômes de
maladies, des diarrhées fréquentes, une respiration difficile. La détection
n’est pas facile, les tests ainsi que les prises de sang ne sont pas toujours
valables. A l’autopsie le foie et la rate sont plus grands que la normale et de
couleur verdâtre. Les organes atteints présentent des abcès jaunâtres qui sont
parfois palpables au toucher de la peau. Il n’y a pas de remède à cette
maladie.
Infection à Chlamydia
La maladie des
perroquets ou la chlamydiose comme elle est dénommée actuellement, est très
répandue chez les oiseaux et est transmissible à l’homme. Elle est produite par
La transmission de
l’infection se fait en premier lieu par l’inhalation d’air vicié ou par le
nourrissage des jeunes. Indirectement par les abreuvoirs et les mangeoires, les
cages de transport, cages d’expositions ou par des parasites internes. La
maladie des perroquets peut se manifester de différentes manières. Il faut différencier une atteinte aigue ou
une maladie chronique. Les symptômes de la forme aigue peuvent se présenter
sous la forme d’un état somnolent, des tremblements, une respiration difficile,
une infection des yeux et du nez, un oiseau abattu et la mortalité. Pour la
forme chronique il y a des symptômes généraux de maladie, une mauvaise
condition de plumage, souvent il y a une perte de poids.
Les agapornis
peuvent être porteurs du virus tout en ne présentant pas de signes de
maladie. Ils nous apparaissent comme des
oiseaux sains alors que par leurs excréments ils infestent les personnes et les
oiseaux.
Dès l’apparition
et la certitude de la maladie elle doit être traitée par les moyens médicaux
adéquats. Les agapornis sont traités pendant 42 jours avec du chlorotétracycline
(CTC) ou du doxycycline (DC) en imprégnation sur un mélange de graines se
composant de 85% de graines de millet pelé, 10% d’avoine pelée et broyée et 5%
de tournesol pelé. Durant la cure il faut spécialement veiller aux soins car
les oiseaux sont alors très sensibles aux infections par bactéries et
moisissures. Il est conseillé d’ajouter à l’eau de boisson des vitamines et des
acides aminés afin de compenser l’action de la tétracycline et de rétablir la
résistance naturelle de l’oiseau. Pendant cette période ne pas donner du grit
ou du calcium.
Le nettoyage
régulier et la désinfection des installations à l’aide d’un produit à base d’ammoniaque
tel que l’Halaquat Forte favorise l’élimination du virus et surtout évite sa
propagation.
Infections de virus
Ces dernières
années il y a eu une augmentation du nombre de virus chez les perroquets et
l’avenir prévoit encore pire. L’importance du problème est difficile à prévoir.
Mais le fait est là, c’est que pour le moment il n’y a pas de moyens pour
lutter contre ces virus. Il n’y a que les vaccins qui pourraient améliorer la
situation mais cela sera très coûteux. Pour le moment on ne peut que conseiller
une hygiène parfaite et l’observance stricte de la quarantaine lors de l’achat
de nouveaux oiseaux.
Polyoma virus
Bien que le Polyoma
virus soit
spécifique des jeunes perruches ondulées, toutes les autres espèces y sont
également sensibles.
Il y a différentes
sortes de polyoma, il y a malheureusement pour la détection de grandes différences
dans les symptômes. Chez les ondulées par exemple il y a une forme aigue et une
forme plus lente, plus évolutive. Chez la forme aigue on constate pendant 10 à
15 jours une évolution normale, puis soudainement la mort sans autres
symptômes. D’autres jeunes du même nid
présentent un gonflement ventral et une paralysie qui est très visible aux
pattes et aux doigts. Le duvet et les premières petites plumes sont très peu
développés et il y a de grandes chances de mortalité. Les survivants présentent
un plumage désordonné, les rémiges et les rectrices sont sous-développées ce
qui empêche l’oiseau de voler. Ils ne sont pas récupérables.
Chez la forme plus
lente le virus entre en action quand les oiseaux ont une quinzaine de
jours. A la sortie du nid les jeunes
perdent les rémiges et les rectrices, cette forme peut avoir des degrés
différents d’atteinte en ne perdant que quelques plumes par exemple. Par contre
l’oiseau peut aussi perdre toutes les plumes du corps. A la base des plumes
perdues nous remarquons une masse sanguine de couleur brun
rouge, ce qui est bien le symptôme des rémiges sanguines. Le plumage est
désordonné et présente de petites barbes crolées. A part le fait que les oiseaux ne savent pas
voler et sont au sol et grimpent au grillage ils semblent avoir une santé correcte.
Avec le temps ils redeviennent presque normaux mais avec une croissance lente
par rapport aux autres oiseaux.
Chez les agapornis
les évènements se déroulent plus rapidement sans pour cela présenter de gros
symptômes. Cela peut se déclarer sous forme d’un manque d’appétit, de perte de
poids, de vomissements, des diarrhées, des signes de dépérissement, des
problèmes respiratoires et cela parfois en deux jours. A l’autopsie on remarque un estomac très
humidifié, un foie gonflé et une rate étroite et claire.
Chez les agapornis
le problème apparaît à l’âge de 4 à 16 semaines. Les oiseaux qui sont infectés par le virus
après cinq mois présenteront des déficiences corporelles sans symptômes de
maladies. De nombreuses recherches scientifiques ont été entreprises en vue
d’éliminer le problème. De ces études il semblerait qu’il est provoqué par le
virus avipolyoma, qui appartient à la grande famille des papovavirus. Ce nom
désigne les dénominations des virus Papilloma (PA), Polyoma (PO), Vacuola (VA).
Les oiseaux
adultes propagent le virus par les excréments et le plumage. Le virus peut
aussi se propager par les oeufs d’élevage, il ne faut pas exclure les
possibilités de propagation par les voies respiratoires. Il en est de même pour
l’infection des jeunes oiseaux.
Les oiseaux qui
arrivent à guérir peuvent être porteurs et peuvent un jour présenter des signes
de stress et devenir un danger d’infection pour d’autres oiseaux. Un certain
nombre de questions sont encore aujourd’hui sans réponses, surtout celles
concernant la propagation du virus. Pour de nombreux éleveurs une question
importante reste sans réponse: pourquoi certains couples donnent des jeunes qui
sont constamment infectés tandis que d’autres donnent une saison des jeunes
sains et une autre année des jeunes malades.
Comme la plupart
des virus n’ont pas de médications adéquates il faut absolument que les
chercheurs trouvent les vaccins appropriés, il y a de grands espoirs du côté
des Etats Unis. Certaines universités sont proches d’une solution, mais cela
reste encore limité et même si on y arrive ce n’est pas demain qu’on le
trouvera dans le commerce. De plus connaissant le milieu des oiseaux je ne me
fais aucune illusion quand à l’acceptation du produit, il y aura encore pas mal
d’oiseaux qui seront infectés par le virus polyoma. Ce sont les éleveurs qui n’ont jamais connu
le problème qui sont le plus en danger car leurs oiseaux n’ont pas d’antivirus
dans le sang.
De toute façon si
le virus se développe il faut immédiatement prendre des mesures de
protection.
Ces mesures concernent:
*
Les cages d’expositions, les nids, etc. qui doivent régulièrement être
désinfectés à
l’aide d’un produit
anti-virus tel que Virkon-S.
*
l’utilisation d’un ionisateur d’air, de telle façon que les virus qui profitent
du
mouvement des
poussières pour se déplacer soient le plus rapidement rabattus au
sol.
*
assurer une bonne ventilation avec absorption durant le temps d’activité des
oiseaux.
*
Si vous vous servez d’un aspirateur pour le nettoyage prévoir une deuxième
sortie
qui mène vers
l’extérieur afin que les virus ne soient pas éparpillés dans toute la
volière.
*
ne pas déplacer d’œufs ni de jeunes en cas d’atteinte du virus polyoma.
*
écartez de suite les plumes tombées et les détruire.
*
éliminez les jeunes qui montrent les indices d’infections graves et qui n’ont
aucune
chance de s’en
sortir.
*
Ecartez au moins pendant six mois les parents éleveurs de jeunes malades, si
après
cette période le
problème se représente éliminez-les également.
Il est évident que
vous ne pouvez vendre ni exposer des oiseaux durant ces périodes. Si vous le faites vous participez activement
à la propagation du virus et vous pouvez vous poser la question si vous méritez
encore le titre d’amateur d’oiseaux.
Maladie du bec et du
plumage
Cette maladie chez
les becs crochus, dénommée Psittacine Beak and Feather Disease (PBFD) est très
contagieuse, même chez les agapornis. Les symptômes les plus visibles sont un
plumage très perturbé et des déformations du bec. Il semble que le virus atteigne
le mécanisme d’auto défense de l’oiseau ce qui les rend très sensibles à
d’autres infections. Les jeunes, pendant la croissance, sont sensibles au PBFD.
Souvent le
problème du plumage se révèle dès l’apparition de celui-ci, surtout pendant la
première mue. Mais les adultes peuvent
également être infectés. Souvent ce sont le plumage des ailes et la queue. La
plupart du temps il y a des dépôts et de ce fait un gonflement et un
resserrement dans la structure des plumes. Parfois le plumage du corps présente
des anomalies qui modifient la structure et la pigmentation par rapport à celles
d’un oiseau en bonne santé.
Souvent il y a
aussi des déformations du bec avec de graves infections de la corne du
bec. Avec pour résultat la destruction
du système naturel de défense ce qui finit par provoquer diverses infections
bactériennes et/ou des infections de moisissures. Le virus se propage par les
plumes perdues, par les poussières et les excréments. Les parents peuvent le
transmettre lors du nourrissage des jeunes. Il y a aussi une possibilité par
les oeufs.
Un très grand
danger pour les oiseaux porteurs de PBFD est qu’ils ne présentent à première
vue aucun symptôme et qu’ils peuvent le propager facilement. En Hollande il est
possible de faire examiner les oiseaux à
Mesures préventives :
* longue période de quarantaine.
*
hygiène maximum
*
pas d’achat d’oiseaux dont vous ne connaissez pas l’origine.
Cette maladie est
crainte par les éleveurs et les aviculteurs, même pour les perroquets qui y
sont très sensibles. Bien qu’en
captivité la maladie soit rarement détectée chez ces derniers, ces oiseaux
semblent très sensibles aux infections expérimentales.
La maladie de
Newcastle est provoquée par un virus de la famille paramyxo. Le temps
d’incubation est au minimum de trois jours. Les premiers symptômes sont très
différents. Souvent il y a des problèmes
respiratoires et des diarrhées, des saignements de nez ou des signes de
paralysies sont observés. Un oiseau qui se tient en boule, dort beaucoup, a peu
d’appétit, présente un cloaque souillé suite aux diarrhées. Les oiseaux
infestés meurent en général entre le sixième et le neuvième jour après
l’infection. Les laboratoires seuls peuvent donner un diagnostique valable, il
n’y a pas de remèdes efficaces à ce jour.
Lorsqu’en Hollande
la maladie fut constatée les autorités ont pris des mesures drastiques pour la
protection de l’aviculture. Le caractère obligatoire des mesures a entraîné les
vaccinations, les isolations des installations infectées, l’interdiction des
transports de volailles et d’oiseaux, l’interdiction des expositions, etc. Si
l’on entre dans une de ces zones il est conseillé de faire faire par vétérinaire
une désinfection totale. Les résultats qui en découlent sont valables mais
seulement pour un temps limité, quelques mois.
Ces infections se
retrouvent dans la partie supérieure du tractus digestif, le bec, le jabot, le
pro ventricule, les voies respiratoires et les infections de la peau. Elles
peuvent provoquer de graves dégâts dans un élevage. Il est toujours question
d’une diminution de résistance, de déficience alimentaire, d’une mauvaise
hygiène et de surpopulation.
Souvent cette
infection résulte d’une moisissure l’Aspergillus
fumigatus, mais aussi par l’Aspergillus
niger. Ces infections apparaîssent
partout dans la nature, elles se développent sur des nourritures avariées et
sur le sol humide de la volière située dans un environnement chaud.
L’infection se
fait par la respiration et la maladie est découverte quand les voies
respiratoires sont déjà atteintes, la respiration est alors audible. En cas
d’infection grave l’oiseau a des difficultés respiratoires et finit par
s’étouffer. Il peut y avoir des décès sans signes apparents. L’Aspergillose est pratiquement
inguérissable.
Cette infection
est produite par différentes cellules fermentescibles (fermentables) comme Candida albicans. Elle peut se développer aussi sur les substances
mucilagineuses pectiques qui forment une sorte de gelée à la surface de
l’intestin, qui protège la paroi intestinale et normalise le fonctionnement de
l’intestin. La maladie se développe au moment ou
l’état général de l’oiseau présente des troubles avec une diminution de
résistance contre les infections de moisissures. Des mauvaises conditions
hygiéniques, une surpopulation, des déficiences et un traitement trop prolongé
aux antibiotiques dans l’eau ou avec la nourriture sont des facteurs propices à
l’infection.
Les examens
microscopiques et les cultures des virus
peuvent établir un diagnostic. L’infection peut être combattue par un
traitement de longue durée à la Nystatine.
Les tumeurs sont
des développements explosifs de certaines cellules. Elles peuvent survenir chez toutes les sortes
de perruches et de perroquets, mais majoritairement chez les perruches ondulées
surtout à l’âge de 4 à 6 ans. Il faut
remarquer qu’elles se produisent beaucoup chez des oiseaux solitaires tenus en
cage et moins dans les volières. La cause des tumeurs n’est pas connue.
Pour les tumeurs
qui se situent sous la peau, tumeurs sous-cutanées, il s’agit souvent de
formations graisseuses qui dans certains cas peuvent atteindre les dimensions
d’une noisette. Les saignements peuvent se produire et parfois même prendre l’allure
de petites hémorragies. Des tumeurs peuvent aussi se produire sur les ailes et
le tronc, surtout sur le bas ventre. L’état de santé général de l’oiseau ne
semble pas atteint. Une intervention chirurgicale faite par le vétérinaire est
le seul remède possible.
En cas de tumeur
interne l’oiseau présente souvent un grand appétit, mais bien qu’il mange normalement
il maigrit quand même fortement. De grosses tumeurs situées dans la partie
ventrale de l’oiseau provoquent de graves problèmes respiratoires, les tumeurs
pressent sur les poumons et diminuent la densité d’air. Les femelles peuvent
présenter des tumeurs sur les organes reproducteurs, les mâles sur les
testicules. Une tumeur rénale provoque des paralysies aux pattes.
En cas de doute de
la présence d’une tumeur seule une radiographie peut donner un verdict certain.
Si la tumeur est confirmée, l’euthanasie est encore la meilleure décision.
Une maladie qui
jusqu’à présent est peu connue chez les psittacidés sauf chez les ondulées et
les agapornis. On voit une simple infection de la peau qui se localise sur l’aisselle
des ailes et souvent du même côté. Cela débute par une petite blessure qui fait
penser à une légère coupure de la peau. Ensuite une tâche de sang coagulé
apparaît suite au piquage, le bord de la plaie devient jaunâtre et est gonflé. A
ce stade l’oiseau est moins actif et les premiers signes de la maladie
apparaissent. Après quelques semaines l’oiseau meurt.
La raison de la
maladie n’est pas certaine, comme causes d’infections différentes bactéries et
moisissures sont citées. Probablement que des virus interviennent également. Jusqu’à
présent les thérapies suivies n’ont pas donné de guérison totale, les moyens de
transmission de l’infection ne sont pas entièrement connus.
Le piquage est
surtout remarqué chez les grands perroquets, les cacatoès, les agapornis et les
loris, et dans une moindre mesure chez les ondulées. Chez ces dernières surtout
les oiseaux solitaires en cage, certains couples le pratiquent sur les jeunes. Des
agapornis solitaires commencent à se piquer sans raison apparente. Le plus
souvent cela débute par les plumes de la poitrine et des épaules, ensuite les
grandes plumes y passent. Pour finir il reste pour une raison évidente les
plumes de la tête. Dans les cas les plus graves cela peut aller
au sang car la peau est arrachée.
La raison est
surtout d’ordre psychologique, parfois la nourriture peut être la cause. La
qualité de celle-ci est déficiente pour la formation des plumes et l’oiseau va
y piquer.
Le piquage peut
aussi être provoqué, et plus qu’on le pense, par une infection de la peau qui
produit des irritations, par des infections internes qui produisent des
douleurs (tumeurs) ou aussi par l’infection Giardia.
En premier lieu il
faut bien se poser la question de savoir quelle est la raison du piquage. Des
agapornis élevés à la main peuvent pratiquer le piquage au sevrage des parents
nourriciers. Arrivé à la maturité et à l’âge de la reproduction le manque de
partenaire est également une cause possible. Un oiseau laissé seul toute une
journée peut aussi poser problème. Une solution est de fournir un partenaire,
mais ici se pose le problème des oiseaux élevés à la main. Souvent ils ne
reconnaissent plus le partenaire. L’utilisation de sprays ou autres
préparations est de l’argent jeté.
Si le piquage est
provoqué par une maladie de la peau ou une infection à Giardia, le piquage
disparaîtra avec la guérison.
A l’extrême le
piquage peut mener au cannibalisme. Les oiseaux qui portent des traces de sang
doivent être séparés jusqu’à la guérison. Les plumes qui sont coupées ou
mordues sont de préférence enlevées ainsi l’oiseau ni piquera plus. Il faut six
à huit semaines pour obtenir une nouvelle plume.
Une autre forme de
cannibalisme est le fait que les jeunes soient tués au nid par les parents,
souvent par la femelle. La raison est le désir de recommencer une autre
couvée. Parfois des jeunes fraîchement
sortis du nid sont attaqués et gravement mutilés, parfois tués. On peut
remédier à ce problème en placent les jeunes dans une petite cage de telle
façon que les parents puissent continuer à les nourrir à travers les
barreaux. S’ils sont tués au nid c’est
souvent le signe que la femelle manque d’expérience et est trop jeune.
Parfois la
difficile tâche d’euthanasier un oiseau est nécessaire. Si l’on a la certitude
que la guérison est impossible et que l’oiseau en souffre il faut s’y résoudre.
Une bonne méthode est une surdose d’éther. Il faut agir comme suit:
-Placer
10 à 20 gouttes d’éther dans un petit sachet plastique
-Y
mettre l’oiseau et fermer le sachet
-L’oiseau
est rapidement sous l’influence de l’éther et meurt quelques minutes après
-Laissez
encore quelques temps l’oiseau dans le sachet afin d’être certain de sa mort
J’insiste que ces
notes constituent une information sur les maladies et non une information pour
jouer demain au vétérinaire. Au contraire je vous conseille de consulter un
vétérinaire en cas de problèmes graves.
Texte: H.W.J. van der
Linden