Conure à couronne dorée
Aratinga
auricapilla (Kuhl 1820)
Description
Taille:
Sous-espèces
A. a. auricapilla (Kuhl 1820)
Répartition : le
nord-est du Brésil
Nom et
description: voir ci-dessus forme nominale
A. a. aurifrons (Spix 1824)
Conure à capuchon
doré
Répartition: le
sud-est du Brésil
Taille 30 cm,
ressemble au précédent, mais le vert est plus prononcé et plus foncé, les joues
sont de couleur vert gazon foncé à reflet jaune, le dos et le croupion montrent
de petites plumes jaunes avec des reflets brun rouge.
Biotope
Bois et bordures
des bois, ainsi que les paysages dégagés et les savanes boisées.
Statut des populations sauvages
Très en danger
suite aux destructions des milieux et dans certaines régions en voie de
disparition.
Mode de vie
Pas très connu,
vie en couples ou en petits groupes de 4 à 10 oiseaux. Nourriture inconnue.
Information générale
Dans l’ancienne
littérature on considère la conure à couronne dorée et la perruche de Jandaya
comme des sous espèces de la perruche soleil (A. solstitialis).
Actuellement on les considère comme trois espèces différentes. En
pratique on admet qu’elles sont très proches l’une de l’autre un peu comme dans
la famille des inséparables. Dans le monde du commerce on confond facilement
les deux sous espèces de perruches à couronne dorée et à capuchon doré. D’où
pas mal de bâtards par croisement de l’auricapilla et de l’aurifrons. Il faut
faire très attention lors des achats.
L’Aratinga auricapilla se rencontre assez bien chez les éleveurs
d’aratingas, l’aurifrons est plus rare. Premier résultat d’élevage avec l’Aratinga a. auricapilla en 1930 aux USA,
en 1983 avec l’Aratinga a. aurifrons
en Allemagne. Ces oiseaux peuvent être tenus comme oiseaux de compagnie.
Comportement
Oiseau solide,
facile à soigner, mais ne supporte pas trop le froid. Vivant et élégant,
bruyant, mordant appartient à la sorte d’aratingas la moins agressive et peut
même vivre en colonie avec d’autres oiseaux, même en élevage en grande volière.
Sensible au changement de volière ou de local, attention aux modifications des
nids. Ils dorment au nid, aiment le bain et sont exubérants.
Logement et soins
Bien que l’élevage
soit possible en colonie il est quand même préférable
de les garder en couple. En volière
commune pour trois couples il faut prévoir au moins quatre mètres carrés par
couple. Par couple en volière extérieure
métallique de 3 x 1 x
Deux nids de 60 à
Nourriture
Comme base nous donnons un mélange composé de: blé,
avoine, paddy, dari rouge et blanc, différentes sortes de millet, sarrasin,
chanvre, graines de carthame, graines de tournesol, maïs (ces trois derniers de
préférence légèrement germés). Des épis de maïs, d’avoine, de blé, d’herbes
sauvages à moitié mûrs sont très appréciés.
Des fruits comme des pommes, des poires, des oranges, des bananes, des kiwis
sont indispensables. Des légumes comme des carottes rouges, des concombres, des
tomates sont acceptés.
Un mélange sous la
forme moulue contenant de l’avoine, du blé, du seigle, des flocons de maïs, du
tournesol pelé, des noix et raisins secs moulus, des morceaux de bananes séchées,
des abricots, des pommes, des poires, des prunes constitue un excellent
complément.
Journellement une
pâtée à base d’oeufs à laquelle on
ajoute une petite quantité de pâtée pour insectivores.
De l’eau fraîche,
du grit, des minéraux et des vitamines sont toujours à disposition. Pendant la période d’élevage on donne la même
nourriture mais on augmente la ration de pâtée, lorsqu’il y a des jeunes
ajoutez y des oeufs de fourmis.
Élevage
En élevage on a
régulièrement des résultats mais dans une certaine limite quand même. Le grand problème est d’être certain d’avoir
un couple au départ, examen endoscopique ou ADN s’imposent. Il faut attendre 3
à 4 ans pour avoir des oiseaux aptes à l’élevage. D’habitude celui-ci débute
vers la mi mai, début juin avec la ponte de 2 à 4 oeufs, il peut y avoir un
décalage de un et deux, parfois même trois jours entre la ponte des oeufs.
Quand la femelle aura choisi le nid pour l’élevage le mâle continuera
d’utiliser l’autre comme dortoir.
Le temps de
couvaison est de 23 jours. Quand les jeunes viennent au monde ils ont un bec
rose, des pattes couleur chair et le corps est couvert d’un duvet assez long
blanc. Après deux semaines les pattes et le bec sont plus foncés, le duvet est
gris et plus épais. Les premières plumes
font leur apparition, le moment est alors venu de les baguer avec du 6 mm. Les
jeunes quittent le nid après 7 à 8 semaines mais ils sont encore nourris par
les parents. Il peut y avoir plusieurs couvées par an.
Mutations
Il y a 25 ans on
aurait signalé des lutinos au Brésil. Mais actuellement on n’en parle plus.
Texte: H.W.J. van der Linden