Aratinga
pertinax
Un récit détaillé
de la sorte nominale et des sous sortes.
L’aratinga pertinax habite une grande partie du nord de
l’Amérique du Sud, de Panama jusqu’au Nord-est du Brésil, en y incorporant
quelques îles de la mer des Caraïbes dont Aruba, Bonaire et Curaçao.
La forme nominale décrite par Linnaeus, Aratinga pertinax pertinax, qui apparaît
uniquement sur Curaçao mais qu’il y a longtemps l’homme a introduite sur St
Thomas, une petite île faisant partie des îles Maagden. Cette intervention
humaine lui a donné son nom « Conure de St Thomas ».
Il y en a 14 sous sortes de connues. Les principales
différences ont trait à la couleur et le dessin de la tête, sinon il y a très
peu de différence. Pour un éleveur non expérimenté il est très difficile de les
distinguer, surtout qu’il n’existe presque pas de documentations à leur sujet.
Dans ce qui suit j’ai essayé de détailler quelques caractéristiques propres à
chaque sous sortes.
Connure
de St Thomas
Aratinga pertinax pertinax (Linnaeus, 1758)
Origine: Curaçao,
Description
Mâle et femelle : 24 cm. Le front, les brides, les flancs
de la tête montre un mélange de jaune et d’orange. A l’arrière de la couleur
orange jaune du front il y a une zone bleue verdâtre qui se poursuit sur la
couronne en devenant vert gazon foncé à l’arrière tête. Couleur générale du
corps: vert; le cou, le manteau, la couverture alaire, la queue sont de couleur
vert gazon foncé; le ventre, les flancs, les cuisses, la zone anale sont de
couleur vert jaune. Au centre du ventre une trace bien marquée de teinte orange
diluée dont la grandeur est variable. La gorge et la poitrine sont de couleur
brun olive.
Les grandes rémiges sont vertes bordées de bleu, les
rémiges secondaires sont de couleur bleu roi. La partie supérieure des grandes
rectrices sont jaune olive. Les yeux sont noirs avec iris jaune et l’anneau
oculaire nu est de couleur crème. Le bec est gris, les pattes sont grises, les
ongles sont gris - foncés.
Biotope
Elles sont encore assez nombreuses sur l’île St Thomas,
elles sont concentrées dans la partie Est de l’île. Sur Curaçao elles restent
dans les parties boisées même sur le mont St Christophe de 375 m de haut. En
dehors de la saison d’élevage on les trouve en groupes d’une centaine d’individus.
La nourriture est à base de graines, de fruits pulpeux, de fruits de cactus et
d’arbres. Pendant la période de récolte des cultures elles s’attaquent aux
produits de celles-ci (maïs). Dans la nature elles nichent dans les creux des
pierres calcaires, les creux et les fentes des rochers, dans les cavités des
arbres morts, mais surtout dans les termites. Elles y creusent un couloir de 7
à 10 cm et de 50 cm de long, au bout se trouve le nid: un espace ovale d’un
diamètre de 25 cm et de 15 cm de haut. Il y a de 4 à 7 oeufs.
Elevage
Les plus vieux vestiges de l’aratinga de St Thomas du
musée d’Histoires Naturelles de Leiden datent de 1885. En partant de là nous
pouvons admettre que la forme nominale a été importée en Hollande il y a un
siècle. Elles n’ont jamais été importées massivement, à cette époque il n’y
avait que quelques amateurs qui en possédaient. La plupart des aratingas
importés sont des conures à gorge brune de Guyane, du Venezuela, de Tortuga, du
Surinam. On peut estimer le nombre d’aratingas de St Thomas à 10 individus pour
la Hollande.
Elles sont toutes très bruyantes de nature et aussi très
mordantes. En dehors de la saison d’élevage elles se baignent très peu. Elles
ne sont pas protégées contre le froid, l’abri de nuit doit les protéger du
gel. Elles ne demandent pas tant
d’espace. Une volière de 2 m. de long, 0,8 m. de large et 2 m. de haut, abri de
nuit inclus est très valable pour un couple. Elles aiment dormir dans le nid,
de préférence un bloc naturel de 40 à 60 cm de haut, de 20 à 25 cm de diamètre
intérieur, trou d’accès de 6 cm, épaisseur des parois environ 10 cm.
La nourriture de base est un mélange de graines pour
grandes perruches et beaucoup de fruits, comme les pommes et les poires. Des
carottes et des épis de maïs à moitié mûr sont aussi très appréciés. De la
pâtée d’œufs, ce qui est meilleur encore est la pâtée universelle qui contient
des insectes sèches. Des graines germées sont très
appréciées. De l’eau fraîche pour le bain et la boisson, des minéraux, du grit
ne peuvent manquer. Il faut fournir des branches fraîches.
Plusieurs élevages ont été signalés, pour la première
fois en 1949 en Californie. En Europe en
1968.
Le couple était installé dans une volière de 7 m de long,
2,5 m. de large et 2,5 m; de haut, il y avait aussi des roseicollis, quelques
grandes perruches et de petits exotiques. Le premier oeuf fut pondu en mai et
ensuite encore 4 oeufs à un jour d’intervalle. Après 26 jours naissait le
premier jeune, au total il y eut 3 jeunes. A la naissance les jeunes sont nus
et aveugles. Le petit bec est clair et
pratiquement droit. Les premières plumes viennent après 10 jours, les yeux
s’ouvrent. A douze jours on peut baguer les jeunes avec du 6 mm. Ils sont
entièrement plumés après six semaines, peu après ils quittent le nid. Trois
semaines après ils sont indépendants. Pendant l’élevage du pain brun est mis à
trempé et saupoudré de biomix et du sirop d’églantiers.
Le temps de couvaison est pour toutes les aratingas de 23
jours. Le début de la couvaison est variable.
Conure Bonaire
A. p. xanthogenia (Bonaparte, 1850)
Origine:
Bonaire
Caractéristiques
Mâles et femelles semblables à la forme nominale. La
couleur orange jaune du masque se poursuit jusqu’au début de la couronne et du
cou. Dans ce dernier il y a plusieurs
petites plumes jaunes, la grandeur du masque orange jaune peut fortement varié
et couvre parfois toute la tête. La zone de transition bleue verdâtre de la
tête manque. La zone des joues est plus brune. Longueur environ 24 cm.
Biotope
Se trouve partout sur l’île, le plus souvent dans les
régions sèches où l’on trouve des acacias et des cactus. Les champs de cultures
les attirent particulièrement. La nourriture et le comportement sont semblables
à la sorte nominale.
Soins et élevage
C’est accidentellement que la Bonaire est arrivée dans
les mains des éleveurs. Je la vis pour la première fois dans une exposition à
Bréda en 1984. C’était un oiseau d’élevage de Me Spenkelink de Schaik.
Conure à gorge brune d’Aruba
A. p. arubensis (Hartert, 1892)
Origine : Aruba
Caractéristiques
Mâle et femelle: 25 cm. Couleur générale comme la forme
nominale. Le ventre est plutôt teinté
d’orange, le front est jaune clair, la couverture des épaules bleu verdâtre,
l’arrière de la tête vert gazon foncé.
La gorge et le haut de la poitrine sont brun-
jaune. Les brides, les joues et les flancs de la tête montrent un mélange de
brun clair très orangé. Les petites plumes de la zone des oreilles sont jaune
et ont un reflet brun. L’anneau oculaire nu est blanc grisâtre bordé de petites
plumes orange jaune qui donne l’impression de lunette.
Biotope
Cette sous sorte est plutôt craintive, se tient de
préférence dans les zones à cactus assez développés où elle se gave de fruits
doux, dans les cultures et les vergers. La nidification est la même que pour la
forme nominale, il y a 4 oeufs. Les oiseaux couvent en petites colonies de 4 à
5 couples. En dehors de cette période ils se tiennent en grands groupes.
Soins et élevage
Rencontré sporadiquement chez les éleveurs. Les soins et
élevage comme pour la nominale.
Conure à gorge brune
A. p.
aeruginosa (Linnaeus, 1758)
Origine : Nord de la Colombie et le nord ouest du Venezuela
Caractéristiques
Mâle et femelle : 24 cm. Un peu plus petite que la
précédente et dont elle est très ressemblante. La bande frontale est étroite et
a une couleur brun-jaune. Les flancs de la tête, la gorge et la poitrine sont
un peu plus foncés et montrent plus de brun que l’Aruba. L’anneau oculaire nu
est blanc gris et bordé de petites plumes orange mais qui ne sont pas très
dense
Biotope
Dans sa région d’origine est assez nombreux. C’est un
habitant des bois ouverts secs, des régions de cultures. Les oiseaux de la
région du nord sont plutôt sédentaires, ceux du sud se déplacent durant la
saison sèche vers les endroits plus humides. Ils forment des groupes de 4 à 8
oiseaux. Sur les champs de maïs ils se
regroupent. La nourriture naturelle est à base de graines sauvages, de baies,
de fruits et de nectar. Sur la nidification dans la nature on ne possède aucune
documentation.
Soins et élevage
Assez importées dans le temps mais aujourd’hui sous la
pression des réglementations légales l’importation est fortement diminuée.
Quelques éleveurs ont réussis l’élevage en captivité dont Me W. Williams en
Angleterre en 1908 et Mr Gerd Adelmeyer de Wiesbaden.
Ces oiseaux étaient au grenier dans une volière de 2 m x
1,2 m x 2 m. Le nid a 35 cm de hauteur, un diamètre de
21 cm, un trou d’accès de 6 cm.
Dès que les oiseaux furent installés ils commencèrent
l’attaque des éléments de la volière d’abord les bois et les nids. J’eu alors
l’idée de recouvrir ces derniers d’un enduit composé de colle, du sable, de
l’eau et un peu de plâtre. Ainsi le nid avait l’image d’une termitière et je dois
dire que les oiseaux n’y ont vu que la réalité. De suite ils creusèrent
l’entrée et le petit tunnel jusqu’au fond du nid. Le jour de la ponte du
premier oeuf la femelle resta toute la journée au nid, ce fut le 17 octobre.
Quatre oeufs suivirent avec un intervalle de 2,5 jours. Premier jeune le 11
novembre qui décéda le même jour. Quatre jours après une deuxième naissance,
les autres oeufs étaient clairs. Le
jeune grandit très bien et fut bagué 13 jours après. Ce fut trop tôt car à la
sortie du nid la bague avaient disparu. Cinquante jours après le jeune quitta le nid et quinze jours après il était indépendant. Je
dois faire remarquer qu’en dehors de la période d’élevage les oiseaux ne mangent
que le minimum nécessaire, et cela malgré une nourriture présentée très variée.
Durant l’élevage la nourriture variée se compose de tournesol, de chanvre,
avoine pelée, épis de millet, tournesol trempé et germé, pommes et poires, carottes. Un peu moins de graines sauvages, de l’alpiste, maïs trempé, blé germé, mandarine,
orange. Comme pâtée du Cédé aux oeufs et du Claus aux insectes et au miel, ils
en mangèrent de temps en temps. Tandis que les baies, la verdure, le millet germé et les bananes n’eurent pas beaucoup de succès.
Pendant la période d’élevage la lumière fut maintenue
artificiellement pendant 12,5 heures, une température de 20° C et un degré
d’humidité de 70 à 85 %.
Conure à gorge brune de
Tortuga
A. p. tortugensis (Cory, 1909)
Origine : Tortuga
Caractéristiques
Mâle et femelle 26 cm. Cette sous
sorte a une bande jaune claire très étroite au front, se prolongeant par une
zone assez importante bleu verdâtre pour se fondre dans la couleur générale du
corps où le vert prend nettement le dessus. Les flancs de la tête présente un
mélange de brun et d’orange, les petites plumes à proximité des oreilles sont
plus jaunes d’un aspect brun. L’anneau oculaire nu est bordé de petites plumes
orange jaune sous forme de lunette asymétrique. La couleur de la poitrine est
brune. Les grandes rémiges montrent peu de bleu sur l’extérieur. Pour le reste
elle ressemble à la précédente.
Biotope
Sur l’île partout où il y a des arbres, en petits groupes
de 10 à 20 oiseaux. Ils nichent dans les arbres et les termitières.
Soins et élevage
Cette sous sorte n’existe pas en Hollande. Le premier
résultat d’élevage nous vient de Pfaffenheim en France. En 1979 il y eut six
oeufs et six jeunes qui décédèrent entre le septième et le dixième jour. En
mars 1980 de nouveau six oeufs et le même résultat. Les parents nourrissaient
les jeunes uniquement avec du tournesol. Après avoir varié fortement le menu
une troisième tentative fut couronnée de succès en 1980. Six oeufs, six jeunes,
deux survécurent et sont indépendants.
Aratinga
à gorge brune de Colombie
A.
p. lehmanni Dugand, 1943
Origine: l’Est de la Colombie et la zone Est de la frontière du
Venezuela jusqu’au Orinoco
Caractéristiques
Mâle et femelle 24 cm. Ressemble fort aux autres sous
sortes. Le front présente une bande étroite de couleur brun-jaune prolongée par
une zone bleue verdâtre jusque sur la couronne. Les séparations de couleurs
sont floues et coulent l’une dans l’autre. La zone des oreilles, les joues, le
cou et la poitrine sont brunâtre. La couleur générale
se distingue nettement de la couleur des joues. Dans la queue la couleur bleue
se limite à la pointe des deux plumes centrales.
Biotope
Cette conure est une habitante de la Pampa où elles sont
encore bien représentées. On ne connaît
rien de la vie dans la nature.
Soins et élevage
Cette sous sorte était encore présentée occasionnellement mais jamais sous son vrai
nom. L’investissement et les soins sont comparables aux autres conures
décrites. Le premier élevage date de 1980 en France chez Mr Hutter. En 1981 en
Allemagne chez Mr Adelmeyer de Wiesbaden un deuxième élevage. Une volière
d’intérieure de 3 m x 0,7 m x 2 m équipée de deux nids bloc naturel de 35 cm de
haut, un diamètre intérieur de 21 cm, trou d’accès de 6 cm. Comme vu
précédemment le nid fut recouvert d’un mélange. Premier oeuf le 23 octobre
1981, ensuite trois oeufs sur 2,5 jours. Le 19 novembre premier jeune, le 22 le
troisième, le quatrième oeuf contenait un oisillon mort. L’élevage des jeunes
alla très bien. Tournesol, chanvre, avoine pelée, épis de millet étaient les
favoris de la nourriture, comme verdure du tournesol germé, des carottes et des
pommes. La pâtée du Cédé et du Claus.
Après six semaines les jeunes étaient pour dire plumé,
une semaine plus tard ils volaient. Ils
avaient alors respectivement 50, 51 et 45 jours d’âge, à part la grandeur et le
développement du corps ils ressemblaient aux parents. Trois semaines plus tard ils étaient
indépendants.
Conure à gorge brune de Sinu
A. p. griseipecta Mayer de Schauensee, 1950
Origine:
le long des berges de la rivière Sinu dans le nord-est de la Colombie
Caractéristiques
Mâle et femelle: 24 cm. Chez cette sous
sorte le bleu verdâtre de la tête est limité à quelques petites plumes sur la
couronne. Les joues, la gorge, le haut de la poitrine sont gris vert finissant
dans la couleur vert gazon clair du dessous du corps. Les rémiges présentent du
jaune bleu. Pas de trace orange jaune dans la zone des oreilles et le dessous
du corps. La bordure des oreilles manque.
Généralité
Cette sous sorte fut décrite par l’ornithologue Meyer de Schauensee en n’ayant vu que
deux oiseaux. On peut se demander si
cela suffit pour les considérer comme une sous sorte à part entière. Aucune
observation n’a été faite dans la nature.
Conure à gorge brune Margarita
A. p.
margaritensis (Cory, 1918)
Origine : les îles Margarita et Los Frailes au nord du Venezuela
Caractéristiques
Mâle et femelle 25
cm. La bande du front est blanche avec un reflet brun jaune qui se prolonge
dans une zone plus large de couleur bleu verdâtre jusqu’aux environs de la
couronne. Brides, joues et la zone des oreilles sont de couleur brun-olive.
L’orange jaune de la lunette s’étend sous les yeux dans la direction des
oreilles et des joues, ce qui donne une impression que l’on découvre un champ
de plumes de couleur brun olive et orange (petites plumes orange jaune à reflet
brun olive). La gorge et la partie supérieure de la poitrine sont de couleur
brun olive léger.
Biotope
Est une habitante
des paysages montagneux et des régions côtières. Encore assez nombreuses. Vers le soir elles
se retirent vers les monts pour dormir.
Généralité : Rien n’est connu au sujet des importations.
Conure à gorge brune de Guyane
A. p. chrysophrys (Swaison, 1838)
Origine : Sud est du Venezuela et l’extrême nord du Brésil et la
Guyane.
Caractéristiques:
Mâle et femelle 24 à 25 cm. Le front est brun jaunâtre
qui se dilue dans le bleu verdâtre de l’avant de la couronne. Les flancs de la
tête sont de couleur brun clair, le cou et le haut de la poitrine brun olive,
lunette orange jaune, il y a du bleu au bord des ailes.
Biotope
Habitante des espaces ouverts, elles sont nombreuses dans
les zones agricoles. On la trouve à 1500
m d’altitude sur le Mont Roraima dans le nord du Brésil. En groupes de 4 à 20
individus en compagnie des Amazones à front jaune lorsqu’elles attaquent les
cultures. Il n’y a pas de périodes fixes pour l’élevage, cela peut se produire
durant toute l’année.
Soins et élevage
Dans le groupe Pertinax cette conure est certainement
celle qui est la plus importée. Quelques
éleveurs les ont adoptées et en ont élevé. La raison du peu d’élevage vient
certainement du fait que la plupart des éleveurs étaient attirés par les
perruches Australiennes. Le premier résultat d’élevage vint d’Angleterre chez
Mr A. Prestwich de Southgate en 1955. Plusieurs résultats furent signalés
après, en 1979 Mr Rondhuis de Baarn réussit un élevage intéressant. Les oiseaux
étaient placés dans une volière de 4 m x 0,8 m x 2,2 m. à l’âge d’un an. La
deuxième année il y eut de l’intérêt pour le nid mais pas plus. La troisième
année par manque de place les oiseaux furent déplacés dans une volière de un
mètre carré. Comme nid ils eurent un
modèle pour croupion rouge garni de tourbe humide. Il y eut cinq oeufs en mai.
La femelle couva après le troisième oeuf, 24 jours après trois jeunes les deux
autres étaient morts dans l’œuf. Comme pâtée il utilisa du pain brun, des
biscuits mélangés à des oeufs, des épis
de millet et un mélange de graines pour perruches riche en paddy. Des graines
germées, du mourron et des pommes complémentaient le menu.
En plus petite volière il fallait tenir compte du facteur
engraissement des oiseaux, pas de tournesol. Lorsque les jeunes avaient douze
jours je donnai quelques graines de tournesol. Ils sont bagués avec des bagues
de 5 mm.
Un autre résultat d’élevage fut signalé en 1983. Chez cet
éleveur les oiseaux furent placés dans une volière intérieure de 1,5 sur 1,5 m.
équipée d’un nid bloc naturel. Début mars trois oeufs dont deux fécondés, mais
les jeunes sont mort dans les oeufs. Entre le 30 avril et le 7 mai il y eut 4
oeufs, tous fécondés. Le 26 mai deux jeunes, le 28 et le 29 les deux autres.
Pendant l’élevage les oiseaux durent se contenter du tournesol contenu dans le
mélange, la pâtée du commerce ajouté d’une dizaine de ver de farine, des fruits
doux surtout des poires étaient à la base de la nourriture.
Les jeunes furent bagués avec du 6 mm le 10 juin, ils
quittèrent le nid entre le 5 et le 10 juillet. Ils restèrent un moment près des
parents.
Conure à gorge brune du
Surinam
A. p. surinama (Zimmer & Phelps, 1951)
Origine
Du Surinam et les régions du nord de la Guyane, dans le
sud-est du Venezuela
Caractéristiques:
Mâle et femelle 24 cm. Forte ressemblance avec la
précédente. La bande frontale a la couleur du maïs. La couleur orange des
flancs de la tête s’étend vers les joues et en direction de la partie
inférieure du bec. La couleur de la gorge et de la poitrine varie du vert jaune
jusqu’au brun jaune, le ventre est plus clair et montre plus de jaune.
Biotope
Partout où il y a des arbres, dans les régions de
cultures. En plus de nombreuses sortes de graines elles se nourrissent aussi de
noix, de fruits, de bourgeons, d’insectes, de larves. La nidification se fait
comme toutes les autres conures. Il y a 3 à 5 oeufs. A part les mois de
février, mai, octobre et décembre il y a des nichées toute l’année.
Soins et élevage
Ces oiseaux ne se trouvent qu’en Belgique et en Hollande.
Les soins sont identiques aux autres conures. Ils se baignent plus que les
autres même en dehors de la période d’élevage.
En février 1985 deux couples de conures Surinam furent
placés en volière de 1,2 x 1,2 x 1,9 m
Ils avaient été importés en automne de 1982 et sexé. Après un moment un des deux mâles se retrouva
seul et fut retiré de la volière. Puis ce fut une femelle qui resta seule, les
deux survivants furent réunis. Ils
disposaient d’un nid bloc naturel de 30 cm de haut et d’un diamètre intérieur
de 25 cm. Vers le 10 février la femelle
resta au nid, après 12 jours il y eut 6 oeufs, 25 jours après six jeunes. Le
premier quitta le nid après 43 jours, les autres suivirent. Comme nourriture un
mélange perruches et un mélange canaris, ajouté de tournesol. Pour la pâtée également un mélange perruches
et canaris, ajouté d’un oeuf cuit dur et des carottes râpées. Des fruits et des
légumes, des oranges complètent le menu.
Conure à gorge brune du
Venezuela
A. p. venezuelae (Zimmer & Phelps, 1951)
Origine: Venezuela excepté le nord-ouest, le sud-est et le district de Carro
Roraima.
Caractéristiques
Mâle et femelle 24 cm. Même dessin de tête que la
Margarita avec bande frontale blanche et l’avant couronne bleue verte. Zone des
oreilles, joues et brides sont d’un brun mat, la gorge et le haut de la
poitrine sont d’un brun olive clair. Le manteau et le dos vert gazon au lieu de
vert gazon foncé. Le ventre montre un peu d’orange. Les ailes sont bordées de
bleu, la base des rectrices centrales de la queue est jaune. Le bec est gris
noir.
Biotope
C’est la perruche la plus populaire du Venezuela. En dehors de la période d’élevage elles
vivent en groupes de 10 à 20 individus.
La nourriture est à base de fruits de cactus, différentes graines et
bourgeons. Elles peuvent faire d’énormes
dégâts dans les cultures. L’élevage se passe en février, mars et avril, aussi
bien dans les arbres que dans les termitières.
Soins et élevage
Cette sous sortes est de nature très calme, mais très mordante. La distribution de branches n’empêche
l’attaque des bois de la volière, il faut absolument du métal. Elle se baigne
souvent. Peu de résultats d’élevages, le seul en ma possession date de
1982. Les oiseaux étaient en volière de
1 m x 1 m x 2 m. avec un nid de 80 cm de haut et d’un diamètre intérieur de 22
cm, trou d’accès de 6 cm. Le nid est
garni de copeaux. Cet investissement sembla plaire aux oiseaux car après
quelques semaines il y eut de l’intérêt pour le nid. Après une quinzaine de
jours il y eut les premiers accouplements, la femelle resta de plus en plus au
nid. Ce qui était curieux c’est que les
deux oiseaux délaissaient la moitié des graines au profit des fruits. Il y eut
trois oeufs non fécondés et après cela le mâle fut très malade et retiré de la
volière. Cela dura un mois pour le rétablir et le replacer dans la volière. Le
6 juin le premier oeuf et ensuite encore trois, le 3 juillet le premier jeune
et 2 jours après le deuxième. Les deux jeunes grandirent rapidement. Comme
nourriture les parents s’en tenaient au mélange pour grandes perruches, les
épis de millet, les pommes. Les graines germées et la pâtée d’œufs restèrent
dans les mangeoires. Les jeunes
quittèrent le nid après 7 semaines et se nourrissaient de suite bien qu’encore
aidé par les parents. Environ un mois après les parents les poursuivaient et
ils durent être retirés de la volière.
Conure à gorge brune du Brésil
A. p. chrysogenys (Massena & Souancé, 1845)
Origine : le nord-ouest du Brésil
Caractéristiques
Mâle et femelle 24 cm; toutes les couleurs du plumage
sont plus foncées. Le dos et les ailes sont d’un vert foncé, l’orange du ventre
est également plus foncé. La bande
frontale manque. L’anneau oculaire nu gris blanc est bordé de petites plumes de
couleur jaune. Le bleu vert du crâne est limité à la couronne mais est plus
foncé. Les flancs, la gorge et la poitrine sont d’un brun foncé, le brun se
prolonge jusqu’au dessus des yeux. Les ailes sont bordées de bleu foncé. Le bec
est noir.
Généralité
De nombreux détails au sujet de ces oiseaux restent dans
l’inconnu.
Conure à gorge brune de
Tapajos
A. p. paraensis Sick, 1959
Origine : Nord du Brésil
Caractéristiques:
Mâle
et femelle 24 cm. Le front, le crâne et la couronne sont d’un vert bleu,
l’arrière tête et le cou d’un vert foncé avec de fines petites plumes d’un
brun-jaune. Manteau, la couverture alaire, la queue et les rectrices sont d’un
vert gazon foncé. Les flancs de la tête sont d’un brun chaud et foncé, la zone
des oreilles et les sourcils sont d’un brun foncé. A l’anneau oculaire nu il y
a une lunette asymétrique de petites plumes orange jaune qui s’élargit sous et
derrière les yeux. La gorge et la
poitrine sont d’un brun chaud, le ventre d’un orange jaune profond, les zones
de passage des couleurs montrent un mélange de vert et de brun. Les flancs, les
cuisses et la zone anale sont d’un vert jaune, le dessous des grandes rectrices
de la queue sont d’un jaune vert. Les ailes sont
bordées de bleu.
Généralité
De nombreux points
restent inconnus à ce jour, ce n’est que depuis les années 70 que
l’ornithologue Sick découvrit dans la
province de Para au nord du Brésil ces oiseaux. La zone de répartition va des
rivières Tapajos et Guruguru des
ramifications de l’Amazone du nord du Brésil.
Conure à gorge brune à lunette
A. p. ocularis (Sclater & Salvin, 1864)
Origine:
l’Ouest du Panama
Caractéristiques
Mâle et femelle 24 cm. Front et crâne d’un vert gazon
foncé, avec ici et là du bleu. La
lunette orange jaune est asymétrique. Au
dessus de l’œil, très étroitement parfois quelques plumes éparses de couleur
orange, devant l’œil plus large, derrière l’œil se prolonge jusqu’aux environs
de la zone des oreilles. La trace sous
l’œil est très étroite, la gorge et le haut de la poitrine sont de couleur
brune.
Biotope
C’est un habitant des bois ouverts et des savanes, il
mène une vie nerveuse en général en couples ou en petits groupes de quelques
exemplaires.
Soins et élevage
Cette sous sorte est occasionnellement rencontrée chez les éleveurs. Elle est aussi dénommée Conure de Panama. L’investissement
et les soins sont les mêmes que pour les autres conures. Le premier résultat
d’élevage date de 1915 par Shore-Baily en Angleterre. Il y eut cinq oeufs dont
trois jeunes. La femelle seule a couvé et la nuit le mâle lui tenait compagnie. Les jeunes ont quitté le nid après six
semaines. En 1971 au Penscycor Wildlife
Park de Neath, Wales deux jeunes sont arrivés au perchoir. Lors de la même
année huit jeunes sont nés au zoo de Ahmedabad aux Indes. Mais nous n’avons
aucun renseignements quand à la suite de cet élevage.
Texte: H.W.J. van der Linden