LA CONURE NAINE
En effet les
spécimens de cette espèce sont très rares sur le vieux continent. Elle a deux
sous-espèces: Aratinga nana nana et Aratinga nana vicinalis. Cette dernière
est pratiquement inconnue des amateurs. Ensuite vient se greffer là-dessus la
parenté directe, indirecte ou encore moins avec Aratinga nana astec que certains considèrent comme une sous-espèce
d'Aratinga nana alors que d'autres la
voient plutôt en espèce indépendante qui elle-même a une sous espèce Aratinga nana melloni! On connaît dès lors peu de chose sur
l'élevage de cette conure.
Ces oiseaux sont
répertoriés à l'annexe II de la Cites, vulnérables.
Appellations
Scientifique: Aratinga nana
Néerlandais:
Jamaica parkiet
Anglais:
Olive-throated Parakeet
Allemand:
Aztekensittich
Italien:
Parrocchetto golaoliva
Description
Taille: 26 cm
Mâle et femelle:
la couleur générale est le vert.
Front, calotte,
cou, manteau, couverture alaire et couverture de la queue: vert d'herbe foncé.
Joues, oreilles
et croupion: vert d'herbe clair.
Menton et gorge:
vert avec un voile brun.
Bavette et haut
de la poitrine: brun olive.
Poitrine, vente,
flancs, cuisses et région anale: vert olive.
La frontière de couleur se trouvant à peu près sur le milieu de la poitrine est très prononcée.
Plumes du dessous
de la queue: vert d'herbe.
Rémiges: vert
d'herbe foncé pour devenir bleu foncé à l'extrémité.
Dessus des
rectrices: vert d'herbe foncé. Le
dessous est jaune olivâtre.
Yeux: sombre avec
un cercle orangé autour de l'iris.
Chaque œil est lui-même cerclé de peau blanche nue.
Bec: en majorité
de couleur corne avec un rien de gris à la base de la mandibule supérieure et
de chaque côté de la mandibule inférieure. La pointe du bec est gris foncé.
Cire du bec:
grisâtre avec parfois autour de chaque narine quelques petites plumes orangées.
Pattes: grises.
Ongles: gris
noir.
Sous-espèces
Aratinga nana nana (Vigors 1830)
Jamaïque, forme
nominale.
Aratinga nana vicinalis (Bangs Penard 1919)
Mexique du
nord-est.
Elle mesure
seulement
Aratinga nana astec (Souanc 1857)
La perruche
aztèque. On la rencontre depuis Vera Cruz au Mexique, le long de la Mer des
Caraïbes jusqu'au Panama occidental.
Taille:
Biotope
L'habitat de la conure
naine est humide, il est fait de plaines tropicales comportant des bois aérés. On
en trouve aussi le long des forêts pluviales ou dans les bois clairs à flanc de
montagne (calcaire) jusqu'à 800 mètres d'altitude. Elle hante également les
plantations fruitières.
Ces oiseaux sont
considérés comme communs quoique l'espèce soit qualifiée de vulnérable dans la
Cites.
Comportement
Les conures
naines vivent en groupe d'une trentaine de spécimens en dehors de la saison de
reproduction. De plus grands vols de centaines d'oiseaux sont parfois signalés.
Les couples
s'isolent lorsque le moment est venu de se reproduire. Les œufs sont pondus
dans les termitières des termites arboricoles. La Conure naine y creuse un
couloir de belle profondeur qui se termine par une chambre où la femelle dépose
ses œufs.
Les Conures
naines mangent des graines, des fruits (baies, noix) et de la chlorophylle
fraîche comme des bourgeons. Elles ne se
privent pas de razzier les champs lorsque les céréales sont mûres, elles y
occasionnent de réels dégâts!
En volière
Il s'agit d'une
espèce agréable à détenir en captivité. Elle est solide et son caractère est
paisible. Il est facile de voir quand
ces oiseaux sont adaptés à leur nouvel environnement, leur peur initiale
s'évapore au fil des jours. La voix de la Conure naine n'est pas dérangeante. Son
cri d'alarme n'est pas tonitruant, il est plutôt grinçant.
Elle ronge très
peu et est pacifique en dehors de la saison des nids envers les autres
habitants de l'endroit; que ce soit des congénères ou d'autres espèces de
Psittacidés d'égale grandeur. La relation dans le couple est
forte, les membres d'un couple agissant pratiquement toujours de concert. Peu ou
pas de cour.
Logement et soins
Il faut loger les
Conures naines par couples séparés. Chaque couple aura droit à un volume
extérieur minimal aux dimensions suivantes (longueur x largeur x hauteur) 2,5 x
1 x
Compte tenu du
fait que l'espèce ne ronge pas ou peu, il n'est pas nécessaire que les volières
soient en métal. Les volières intérieures seront séparées par des parois
opaques et les extérieures seront dotées d'un treillis double.
Bien que la
manière de nicher soit originale et difficilement reproductible en captivité,
on peut utiliser un nichoir horizontal artificiel que les oiseaux devraient
accepter comme nichoir et dortoir. Il aura les dimensions suivantes: ± 25 cm de
hauteur, fond: 25 x 35 cm, trou d'envol au diamètre de ± 7 cm. Le fond de la
chambre proprement dite sera recouvert de copeaux de bois ou de bois moulu, pas
de tourbe! Il faut essayer de copier la
nature au plus près, une tête de saule têtard pourrait très bien faire
l'affaire surtout lorsqu'elle présente déjà une cavité. Des nids creusés dans
des blocs d'argile durcie peuvent aussi servir, ils ressemblent un peu aux
termitières. Cet imposant ensemble sera placé dans la volière intérieure, de
manière à ce qu'il ne puisse être aperçu ou si peu; cela accroît l'impression
de sécurité des oiseaux. Un bon signe est celui donné par les oiseaux qui
acceptent l'endroit pour y dormir.
Il ne faut pas
oublier de donner des branches fraîches de manière régulière, elles
proviendront de saules ou d'arbres fruitiers non pulvérisés avec des produits
chimiques.
Ces oiseaux ne
semblent guère accorder d'importance au fait de se baigner, je conseille
pourtant de leur en donner l'occasion durant les chauds mois d'été.
Alimentation
La base est faite
d'un mélange pour grandes perruches, il doit contenir les graines suivantes:
blé, avoine, riz paddy, dari rouge et dari blanc, niger, millets ronds divers,
millet plat, chanvre, carthame et un peu de tournesol, je dis bien "un
peu". Les graines les plus dures devront être trempées ou présentées
germées. La Conure naine apprécie des épis de maïs à moitié mûrs, c'est aussi
le cas d'épis de blés verts ainsi que des hampes de graminées sauvages.
Les fruits sont
acceptés avec plaisir, qu'il s'agisse de pommes, de cynorhodons, de baies du
sorbier des oiseleurs, de pyracantha,
etc. L'espèce aime aussi la verdure des
légumes et les carottes. La pâtée aux œufs peut être quotidienne mais elle doit
être rationnée. On y ajoutera éventuellement une
petite portion de pâtée pour insectivores elle-même enrichie de crevettes
séchées.
De l'eau de
boisson fraîche en abondance, du grit et un bloc de minéraux seront toujours
présents.
On donnera le
même type d'alimentation durant la période de reproduction mais la pâtée aux
œufs ne sera plus limitée en volume.
Prévoir aussi du pain trempé dans le lait.
Élevage
On n'a réussi
l'élevage de cette espèce que de manière fort sporadique. Ces maigres résultats sont certainement dus à
une population domestique d'oiseaux reproducteurs trop
restreinte. On ne peut d'autre
part déterminer le sexe des oiseaux que par la méthode utilisant l'ADN.
Les reproducteurs
doivent avoir au moins deux ans. Malgré cela il peut parfois se passer des
années avant que des signes avant-coureurs de reproduction se fassent voir. Les
hormones commencent leur travail en avril, parfois plus tard.
La ponte comprend
de trois à cinq œufs que la femelle couve seule durant 23 jours. A la naissance
les jeunes sont couverts d'un duvet blanchâtre qui devient gris au fur et à
mesure que les jours passent. Les
premiers étuis de plume apparaissent lorsque les jeunes ont environ deux
semaines. C'est le moment de procéder au baguage avec des bagues de 6 mm de
diamètre. Le plumage est achevé au bout de six semaines environ. Il n'y a que
les rémiges et les rectrices qui restent encore un peu à la traîne. Quitter le
nid se fait une semaine plus tard. Le
père nourrira sa progéniture durant quelque temps encore mais les jeunes conures
deviennent indépendantes trois semaines après avoir quitté le nid.
Elles sont toutes
vertes et l'iris de l'œil est sombre.
Les couleurs n'apparaissent qu'à
partir de trois mois.
Enfin si on a de
la chance on peut espérer avoir deux tours de ponte annuels.
Mutations
On ne connaît pas
de mutation.