Le genre Cyanoramphus - Les kakarikis
2ème partie
Répartition taxonomique et
classification.
A l'origine, les kakarikis étaient repris sous le genre Psittacus
à l'exception du kakariki vert que Edward Lear a
repris en 1831 lors de sa découverte et description sous le genre Platycercus.
En 1854, Bonaparte a repris les 5 espèces de kakarikis découvertes et décrites à
ce moment-là sous le nouveau genre Cyanoramphus qu'il a créé.
Il s'agissait de :
Cyanoramphus novaezelandiae
Cyanoramphus ulietanus
Cyanoramphus zealandicus
Cyanoramphus auriceps
Cyanoramphus unicolor
Dans les dernières 150 années, la
classification du genre Cyanoramphus a été revu
plusieurs fois, sans en revoir le succès. Ainsi, par exemple, la perruche à
front orange a été rajouté en 1859 au genre Cyanoramphus et par la suite
a nouveau enlevé avec comme motif qu'il s'agirait uniquement d'une variété de
couleur du kakariki à front jaune et pas d'une espèce à part entière et
indépendante.
En 1999, Higgens proposa à nouveau de reconnaître le
front orange comme une sous-espèce du kakariki à front jaune, mais il n'a pas
eu suffisamment de soutien pour y arriver. Je pourrais vous citer de cette
manière encore plusieurs exemples de modifications qui ont été faites et dont
plusieurs années plus tard l'on pensait a nouveau le
contraire. Récemment, des examens génétiques, morphologiques et taxonomiques a
conduit au fait que l'on disposait de suffisamment de matières comme preuve
pour agrandir le genre Cyanoramphus, de 5 espèces et 4 sous espèces.
Cyanoramphus
novaezelandiae (Sparrman, 1787) -
Kakariki à front rouge
Sous espèces:
Cyanoramphus n. chathamensis
Oliver, 1930 - Kakariki à front rouge de Chatham.
Cyanoramphus n. cyanurus
Salvadori, 1891 - Kakariki à front rouge de Kermadec.
Cyanoramphus n. subflavens
Salvadori, 1891 - Kakariki à front rouge de Lord Howe.
Cyanoramphus n. novaezelandiae
(Sparrman, 1787) - Kakariki à front rouge.
Cyanoramphus
ulietanus
(Gmelin, 1788) - kakariki brun
Cyanoramphus zealandicus (Latham, 1790) - Kakariki à front noir
Cyanoramphus auriceps (Kuhl, 1820) - Kakariki à front jaune, kakariki à tête jaune
Cyanoramphus unicolor (Lear, 1831) - Kakariki vert ou Perruche verte des Antipodes
Cyanoramphus erythrotis (Wagler, 1832) - Kakariki à front rouge Macquarie
Sous-espèces:
Cyanoramphus
e. erythrotis
(Wagler, 1832) - Kakariki à front rouge Macquarie
Cyanoramphus e. hochstetteri (Reischek, 1889) - Perruche Reischek ou Kakariki des Antipodes
Cyanoramphus
malherbi Souancé, 1857 - Kakariki à front
orange ou Kakariki Malherbe
Cyanoramphus
cookii (G.R.Gray. 1859) - Kakariki des îles Norfolk
Cyanoramphus
saisseti Verreaux & Des Murs, 1860 -
Kakariki à front rouge de Nouvelle Calédonie
Cyanoramphus
forbesi Rothschild, 1893 - Kakariki à front
jaune des îles Chatham ou perruche de Forbes
Comme vous voyez, la dénomination scientifique de chaque
espèce commence par le nom du genre auquel l'oiseau appartient, donc Cyanoramphus,
suivit par le nom spécifique qui donne l'espèce de fait et ensemble ils forment
le double terme de la classification. Certaines espèces de Cyanoramphus ont
deux ou plusieurs sous-espèces, qui se ressemblent forts mais qui ne sont pas
identiques, ce qui fait que la classification en deux termes doit être agrandie
en trois termes pour pouvoir faire une différence entre les sous-espèces.
Dans le cas du kakariki à front rouge par exemple, la
dénomination scientifique complète en trois termes est Cyanoramphus
novaezelandiae novaezelandiae et le fait que l'on répète novaezelandiae
veut dire que dans ce cas l'on parie de la forme nominale ou de la race de
départ. La sous-espèce dénommée Cyanoramphus n. chathamensis est
reconnue comme telle pour la légère anomalie de couleur.
Précédemment, les espèces de Cyanoramphus
étaient classifiées dans d'autres genres. Ce n'est que plus tard qu'ils ont été
places dans le genre Cyanoramphus. Les oiseaux qui ont été découverts
après la reconnaissance du nouveau genre, ont directement eu le nouveau nom du
nouveau genre Cyanoramphus suivit par le nom de l'espèce suivit par le
nom de la personne qui a donné son nom scientifique et qui l'a décrit, complète
par l'année dans laquelle la description scientifique a eu lieu. Pour pouvoir indiquer la nomenclature
modifiée pour les espèces qui précédemment étaient répertoriées sous un autre
genre, il a été décidé que systématiquement le nom de l'auteur qui a décrit
l'espèce originalement serait mentionné entre parenthèses. Il a aussi été
convenu mondialement que le nom du genre serait écrit en italique et qu'il commencerait
par une majuscule, ensuite également en italique, mais uniquement en minuscules
le nom de l'espèce éventuellement suivit par le nom de la sous-espèce.
Texte:
H.W.J. van der Linden