Le genre Cyanoramphus - Les kakarikis
3ème partie
Le kakariki à front rouge
Cyanoramphus novaezelandiae (Sparrman,
1787)
Description de l'espèce
Taille:
Mâle et femelle: Bande frontale et crâne de couleur rouge
carmin. La bande frontale va jusqu'a environ l cm derrière les yeux. La couleur
générale du corps est verte. L'arrière de la tête, le cou, le manteau, la
couverture du dos et des ailes sont d'un vert dur. La poitrine, le ventre, les
flancs, les cuisses, la région anale et les plumes qui couvrent le dessous de
la queue ont une nuance légèrement plus claire de teinte et un vert plus jaunâtre.
La partie inférieure de la queue est grise. De chaque côté du croupion il y a
une tache rouge carmin.
Les plumes extérieures des ailes ont un étendard violet bleu. Les petites
plumes des doigts des ailes et la couverture alaire primaire sont également
violet bleu. Les yeux sont foncés et ont l'iris rouge. La mandibule supérieure
est de couleur bleu acier clair qui vire au gris noir vers la pointe. La
mandibule inférieure est de couleur gris foncé. Les pattes sont gris brun et
les ongles à peu près noirs.
La femelle est un peu plus petite,
environ
plumes des ailes une rangée de taches blanches qui forment une sorte de bande
alaire et qui s'appelle la ligne alaire. Chez les mâles, la ligne alaire n'est
quasiment plus visible après leur première grande mue.
Sous-espèces:
Cyanoramphus n. chathamensis
Oliver, 1930
Kakariki à front rouge Chatham
Territoire: Chatham,
île Pitt, île South-East, Mangere et Little Mangere
Caractéristiques: taille,
Cyanoramphus n. cyanurus Salvadori, 1891
Kakariki à front rouge Kermadec
Territoire: les îles Kermadec, Macauley, Curtis, Meyer,
Napier, Dayrell et Chanter.
Caractéristiques: taille
La partie supérieure de la queue est de couleur bleu
vert.
Cyanoramphus n. novaezelandiae (Sparrman, 1787)
Territoire: le nord et le sud de l'île de Nouvelle
Zélande et la plupart des petites îles devant la côte de même que l'île Stewart
et les îles avoisinantes dont les îles principales qui sont les îles de
Ruapuke, l'île de Godfich, les îles Big South Cape et les îles Muttonbird. Il y
a aussi les îles subantarctiques et non habitées d'Auckland, à quelques
Nom et Caractéristiques: voir la forme nominale Cyanoramphus
novaezelandiae
Cyanoramphus n. subflavecens Salvadori, 1891
Kakariki à front rouge de Lord Howe
Territoire: il vivait précédemment sur l'île Lord Howe, à
environ
Caractéristiques: taille
Particularité: cette sous-espèce est disparue à la fin du
19ème siècle, tout comme Porphyrio albus, Columba vitiensis godmanae et Sula
tasmani, éliminés par les colons, probablement parce qu'ils étaient
nuisibles pour l'agriculture.
Biotope
Ces oiseaux se retrouvent dans toutes les sortes de
végétation, en fonction de la disponibilité de nourriture. Des régions de forêts
denses à différentes hauteurs, des forêts ouvertes, broussailles mais on les
rencontre aussi le long des frontières des forêts, dans des superficies
ouvertes d'herbes et sur le sol à la recherche de nourriture.
Statut de la population sauvage
Sur le nord et le sud de
Manière de vivre
Le kakariki à front rouge est un oiseau non migrateur et
qui reste pendant toute l'année dans les environs de l’endroit où il niche. En
période où la nourriture manque, les oiseaux qui vivent sur une île vont
parfois migrer vers une autre île proche mais ceci est une exception plutôt
qu'une règle et du fait de la distance quand même restreinte qui est alors
parcourue, on ne peut pas les appeler des oiseaux migrateurs.
En dehors de la saison de reproduction, ces oiseaux
vivent par couples ou en petits groupes. Pendant la période de reproduction,
ils ne vivent qu'en couples.
Ce sont des habitants de régions plutôt ouvertes situées le long des parois
rocheuses. Les oiseaux se nourrissent aussi bien dans la cime des arbres que
dans diverses végétations près du sol. Souvent ils picorent sur le sol à la recherche de nourriture. Sur la période
annuelle, leur nourriture est composée de plus de 50 différentes sortes de
nourriture. En plus de différentes graines, ils mangent des fruits et surtout
des baies, des boutons de feuilles et des bourgeons, du nectar et quelques
insectes, surtout au printemps lorsque la période de reproduction commence.
La période de reproduction de cette espèce de kakariki se
situe entre septembre et mars (printemps et les premiers mois de la période
estivale) et est souvent en grande partie dépendante des caractéristiques
climatiques. La plupart des pontes sont signalées d'octobre à décembre. Les
oiseaux nichent dans des trous dans des branches et des troncs d'arbres vivant
et morts mais
aussi dans des trous de rochers et même dans des trous dans le sol. Sur les
îles où il n'y a presque rien d'autres que les herbes qui poussent dans les
mottes de terres (Poa-spp), ils nichent aux pieds de ces hautes herbes
dans lesquelles ils creusent un trou avec leurs pattes. La ponte est composée
en général de 5 à 6 œufs et parfois jusqu'a 7-9 œufs qui sont couvés par la
femelle. Les jeunes restent entre 5 à 6 semaines dans le nid. Une fois qu'ils
l'ont quitté les jeunes sont encore nourris une bonne semaine principalement par
le mâle.
Information générale
Le kakariki à tête rouge a été montré au public la
première fois en 1864 au zoo de Londres. Le premier cas de reproduction en
volière n'est pas connu mais le Français Delaurier a eu de ses oiseaux en 1875
ses premiers jeunes à perche. Entre 1875 et 1882 plusieurs couples lui ont
élevé un total de 65 jeunes.
Il y a beaucoup de Kakarikis à front rouge de race non
pure sur le marché.
Dans les régions où l'on retrouve le kakariki à front rouge en même temps que
le kakariki à front jaune (C. auriceps),
l'on retrouve des hybrides de ces oiseaux. L'on estime que l - 10% des
accouplements dans la nature donne une descendance hybride. De la même manière,
sur les îles Mangere et Little
Mangere il y a aussi des formes hybrides entre le kakariki à front jaune de
l'île de Chatham (C. forbesï)
et le kakariki à front rouge de Chatham (C.
n. chathamensis). Ce sont surtout les hybrides qui sont nés dans la
nature entre C. auriceps et C. novaezelandiae qui sont arrivés
dans le passé en Europe. Ceux-ci ont été ici, hybrides avec des oiseaux de pure
race car l'on ne connaissait pas ou ne remarquait pas les différences
extérieures entre des pure race et des « non » pure
race. Ce sont aussi les amateurs de perruches eux-mêmes, qui au début des années
1970 possédaient ces oiseaux lorsque ceux-ci
valaient encore 2.500 €, qui portent la faute de la « non » pureté des races.
Lorsqu'ils n'avaient pas un partenaire de la même espèce, beaucoup ont
simplement croisé les fronts rouges avec les fronts jaunes et ceci pour une
seule raison pécuniaire. Le résultat est qu'il n'y a que très peu de kakarikis
en Europe qui peuvent être considérés comme des oiseaux de race pure.
Les kakarikis à front rouge dont le crâne rouge à
l'arrière montre un petit bord jaune, aussi petit soit-il ne sont pas purs et
devraient en fin de compte être exclus pour l'élevage.
Il est donc important lors de l'achat de bien faire
attention aux marques extérieures entre espèces, de telle manière que par une
sélection rigoureuse, l'on puisse élever des oiseaux qui visuellement soient de
pure race.
Génétiquement parlant cela n'est malheureusement plus possible.
Dispositions
légales
Le kakariki à front rouge est considéré comme menacé
d’extinction par
Comportement
dans la volière
Ce sont des oiseaux très vivants, qui bougent beaucoup et
très attirants. Lorsqu'on leur propose quelque chose qui leur plait, ils le
prennent des doigts de leur soigneur. Ce sont de bons grimpeurs qui courent sur
le treillis aussi facilement vers le haut que vers le bas sans employer leur
bec. Ces oiseaux aiment se baigner, ne sont pas des rongeurs et sont de nature
très curieux. Ils font entendre un son chevrotant, pas réellement fort et
certainement pas dérangeant.
C'est un oiseau qui supporte relativement bien un choc mais malheureusement pas
si bien notre froid hivernal. Ils supportent quelques degrés de gel pendant une
période pas trop longue, mais en fait il est préférable qu'ils aient à leur
disposition un espace où il ne gèle pas pendant les mois d'hiver.
Comme ils passent beaucoup de temps au sol, ils sont
sensibles aux infections aux vers. En dehors de la saison de reproduction, ces
oiseaux peuvent facilement être détenus avec d'autres oiseaux, aussi avec des
psittacidés mais pas avec des congénères. Pendant la période de reproduction,
ils doivent être logés par couples.
Les kakarikis ont fait leurs preuves en tant que parents
nourriciers pour les espèces d'omnicolores (Platycercus spp), mais aussi
pour des psittacidés plus grands comme les érythroptères (Aprosmictus spp)
et les perruches royales (Alisterus spp) et concernant les deux
derniers, en tous les cas pendant les trois premières semaines de vie.
Ce sont des oiseaux qui sont recommandés pour les
amateurs débutants. Le kakariki à front rouge n'est pas conseillé à être détenu
comme oiseau de compagnie dans une petite cage.
Logement
Les dimensions minimales d'une volière (L x l x h) sont
de 3,5 x l x
Il faut régulièrement jeter quelques graines fraîches
d'herbes, de telle manière que les oiseaux puissent fouiller le sol et le
gratter.
Pendant la période de reproduction, il est possible de
loger les oiseaux par couples dans des cages de reproduction, à condition
qu'elles ne soient pas trop petites. Une cage pour ces oiseaux doit avoir au
moins
Il faut vermifuger ces oiseaux deux fois par an. Il faut
veiller à leur fournir chaque jour une écuelle plate avec de l'eau fraîche de
telle manière qu'ils puissent aller s'y baigner.
Alimentation
De par sa nature, le kakariki à front rouge est un
granivore et à côté de cela, il mange aussi des fruits, surtout des baies,
différents aliments verts et pendant la période de reproduction un peu
d'insectes.
Comme nourriture de base, il faut leur donner un mélange
de graines dans lequel les graines suivantes sont présentes: du froment, de
l’avoine, du paddy, du sarrasin, de l’alpiste, diverses sortes de millet, du
chanvre, du dari, des graines de tournesol, des graines de carthame, du lin et
du niger. En plus des graines sèches, chaque jour un peu de fruits comme des
pommes, des poires, des oranges, des raisins, les baies du sorbier et
gratte-culs. En plus de cela, un peu de verdure comme de la salade, du mouron,
des pissenlits, mais aussi de la carotte, du paprika etc.
On peut aussi leur donner un peu de graines germées et, en saison, des graines
mi-mûres d'herbes, des brins mi- mûrs de froment et avoine ou un morceau d'un
épi mi-mûr de maïs, qui sont des aliments qui permettent une variété pour les
oiseaux. Donnez-leur aussi chaque jour un peu de pâtée à l'œuf (rationnée),
éventuellement améliorée d'un peu de pâtée pour insectivores.
On peut la rendre un peu humide grâce aux graines germées. Habituez aussi les
oiseaux à manger des vers de farine. Dans la nature, ils mangent d'ailleurs
aussi des insectes et les vers de farine sont une bonne source de protéines,
calcium et phosphore (protéines brutes 20,8; calcium 0,03; phosphore 0,27).
Chaque jour 2 vers de farine est suffisant.
Il faut veiller à ce qu’ils aient de l’eau fraiche chaque
jour et du gravier pour l’estomac, du grit et un bloc de minéraux doivent toujours
être à leur disposition.
En période de reproduction, il faut leur donner de la
pâtée à l'œuf sans restriction, cela veut dire autant que les jeunes en
mangent. Lorsqu'il y a des jeunes, il faut aussi augmenter la quantité de vers
de farine. Rajouter des cocons de fourmis à la pâtée à l'œuf est aussi une
option.
L'élevage
L'élevage réussit presque toujours, du moins lorsque les
oiseaux ne sont pas placés trop tôt dans l'élevage. Les kakarikis sont déjà
matures sexuellement à l'âge de 4 à 5 mois mais certainement pas capables
d'élever à terme des jeunes.
Il faut donc attendre avec l'élevage jusqu'à ce que les oiseaux soient âgés
d'un an. La composition d'un couple peut parfois poser un problème car la
femelle peut ne pas accepter le mâle que nous lui avons choisi. Une bonne
méthode est de laisser les oiseaux choisir leur partenaire quand ils sont en
âge de reproduire.
Quand le temps le permet, et donc qu'il ne fait pas trop
froid, nous pouvons déjà installer les nichoirs fin février, début mars dans l'abri
de nuit. Chaque couple a le choix entre deux nichoirs. La préférence va vers
des nichoirs naturels (bûches) d'un diamètre d'environ
Lorsque le couple est prêt à la reproduction, 15 jours
après que vous avez installé les nichoirs, vous pouvez vous attendre au premier
œuf, mais cela peut aussi prendre nettement plus de temps. Les œufs sont pondus
à intervalle d’un jour. D’habitude il y a 5 à 6 œufs, parfois moins, mais on peut
aller jusqu’à 10 œufs. Les femelles plus âgées produisent en général de plus
grandes pontes que les jeunes femelles. Si vous avez la possibilité de déplacer
les œufs des pontes nombreuses chez des femelles qui en ont pondu moins ou dont
les œufs ne sont pas fécondés, je vous le conseille. Lors de si grandes pontes,
les derniers poussins qui naissent sont en général écrasés et étouffés. En
règle générale la femelle commence à couver après la ponte du deuxième œuf,
parfois après le troisième. Le temps de couvaison est de 19 jours, qu'il faut
compter à partir du jour où la femelle commence à couver.
Concernant le temps de couvaison, encore la chose
suivante: le moment où la femelle commence à couver peut différencier de couple
à couple et même de ponte à ponte. Il est donc important de pouvoir bien fixer
la date à laquelle la femelle a commencé à couver pour pouvoir calculer la date
à laquelle les œufs doivent éclore. Tenez aussi compte que la femelle reste
souvent au nid après la ponte du premier œuf, mais sans couver cet œuf.
Pendant la période de couvaison, la femelle est nourrie
par le mâle, mais contrairement à beaucoup de psittacidés uniquement à
l'extérieur du nid.
A la naissance les jeunes ont un duvet blanc, qui change au gris une fois
qu'ils deviennent plus âgés. En général, 8 jours après qu'ils soient nés, leurs
yeux s'ouvrent et c'est aussi le moment de les baguer avec une bague de
Les jeunes oiseaux ressemblent en grandes lignes aux
parents, mais ils ont la queue plus courte; le rouge de la tête est moins
développé et ils ont l'iris brun rouge clair. Il est possible de reconnaître le
sexe des oiseaux en se basant sur la largeur du bec, qui est plus large chez
les mâles que chez les femelles.
Mutations
Chez les kakarikis à front rouge, il y a entre-temps
différentes mutations qui ont déjà fait leur apparition. Il s'agit de mutations
de couleurs que nous connaissons chez d'autres espèces de perruches. Il me
semble intéressant de donner les caractéristiques visuelles de ces mutations et
la manière dont celles-ci sont transmises aux jeunes.
Cinnamon
Le facteur cinnamon a une hérédité
liée au sexe ou mieux, est accouplé au chromosome X, conformément à la
répartition originale des chromosomes X et est récessif vis-à-vis de la forme
sauvage (il faut lire: facteur cinnamon non muté).
Symbole génétique cin; forme sauvage cin+
Le
male cinnamon est écrit de la manière suivante: Xcin/Xcin et la femelle Xcin/Y
Brève
description de la cinnamon
La caractéristique de cette mutation est les plumes des
ailes de couleur cinnamon brun. L'arrière de la tête, le cou, le manteau, la
couverture des ailes, le dos, le croupion et la couverture supérieure de la
queue sont brunâtre vert pâle. La poitrine, le ventre, les flancs, les cuisses,
la région anale et la couverture inférieure de la queue ont une nuance plus
claire mais aussi teintée un peu plus jaunâtre. Les plumes extérieures des ailes
ont l'étendard de couleur bleu passé de même que les plumes des doigts des
ailes et la couverture alaire primaire. La partie supérieure des grandes plumes
de la queue est brunâtre vert pâle. La partie inférieure de la queue est de
couleur brun cinnamon clair. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la
pointe foncée. Les pattes sont grisâtres rose, les ongles sont aussi teintées
grisâtre. Le reste est identique à la couleur sauvage.
Fallow
Chez le kakariki à front rouge, il s'agit probablement du
dénommé bronze fallow. Extérieurement il y ressemble, mais sans études
approfondies, ce n'est pas possible de le dire avec certitude. Il est même possible
qu'il existe deux mutations fallow, mais pour confirmer ceci, des études
doivent encore être faites. Quoi qu'il en soit, l’hérédité de toutes les
mutations fallow est autosomique et récessive par rapport à la forme sauvage.
Si la présomption est confirmée qu'il s'agit en effet d'un type fallow bronze,
alors le symbole génétique est abz, pour la forme sauvage on écrit alors a+.
Brève
description de la bronze fallow
La caractéristique des fallows est la couleur de l'œil
rouge. Les grandes plumes extérieures des ailes sont gris brun clair, nettement
plus claires que celles de la cinnamon. La couleur du manteau est vert
brunâtre, à peu près identique à celui de la cinnamon. Le dessous du corps est
nettement plus clair que celui de la cinnamon. Les plumes extérieures des ailes
ont l'étendard bleu passé et de même les petites plumes des doigts des ailes et
la couverture primaire des ailes sont bleu passé. La partie supérieure des
grandes plumes de la queue est vert clair brunâtre. La partie inférieure de la
queue est de couleur brun clair. Le bec est de couleur corne, la couleur de
l'œil est rouge vif avec un cercle de l'iris. Les pattes sont de couleur chair
et les ongles de couleur corne.
Pour le reste il ressemble à la couleur sauvage.
Panache
II faut distinguer trois formes de panaché chez le
kakariki à front rouge:
1. Une mutation panachée à hérédité autosomique avec des
caractéristiques dominantes.
Symbole pour
panaché dominant: Pi; forme sauvage Pi+.
2. Une mutation panachée à hérédité autosomique avec des
caractéristiques récessives.
Symbole pour
panaché récessif: s; forme sauvage s+
3. Le mottle est une mutation panachée à hérédité
autosomique
avec des caractéristiques récessives.
Le symbole
génétique pour la mottle est mo;
forme sauvage mo+
Ce mutant n'est
pas encore présent en Europe.
Les patrons panachés des différentes
formes de mutations sont très variables. Pour les éleveurs, il est donc
difficile de reconnaître les différents types de panachés. Pour cette raison je
vais commencer par les caractéristiques principales des différents types de
panachés.
Pour toute clarification: les descriptions ci-dessous servent uniquement comme
moyen d'aide lors de la fixation du type de panaché et ne peuvent donc pas être
employées comme description standard du type de panaché concerné.
Brève
description du panaché dominant
A l'arrière de la tête, il y a une tache jaune variable,
qui a souvent la forme d'un T en majuscule sur la tête. Le dos, poitrine,
ventre, flancs et la région anale sont de couleur verte, mais interrompu par
des champs de plumes jaunes irréguliers, surtout autour et entre l'implantation
des pattes. En général cela va ensemble avec une ou plusieurs plumes de teinte
jaune dans les ailes ou queue.
Le patron du panaché est très variable, mais rarement plus de 50 % de la
totalité et parfois il est présent de manière minimale. Le bec est de couleur
bleu acier pâle avec la pointe foncée, les pattes sont gris brun ou panachées et
les ongles varient de gris à couleur corne. Pour le reste, identique à la
couleur sauvage.
Brève
description du panaché récessif
En opposition aux panachés dominant, les panaches
récessifs ont un patron de panaché plus stable et plus uniforme. Tout comme
chez le panaché dominant, le patron de panaché est variable, mais toujours
au-dessus de 50%. La plus grande partie du plumage du corps est donc jaune. Les
rémiges des panachés récessifs sont le plus souvent, toujours sans pigments et
égales de couleurs. Il y a des panachés récessifs avec un plumage du corps
totalement jaune uni. La couleur de l'œil est foncée mais variable en teinte et
ceci dépendamment du pourcentage de panaché. La couleur du bec est fortement pâlie
à la base et vire vers la couleur corne. Les pattes sont de couleur chair ou
panaché et les ongles de couleur corne.
Pour le reste, identique à la couleur sauvage.
Remarque: les panachés récessifs split montrent souvent une petite tache jaune à
l'arrière de la tête.
Brève
description du mottle
Le mottle est une forme de panaché qui n'apparaît
qu'après la première grande mue. Ces oiseaux sortent du nid comme des oiseaux
normaux sans aucune trace de panaché, mais après la première mue, des parties
de plumes panachées font leur apparition de manière croissante et ceci aussi
bien sur le corps que sur les ailes. Ce qui est singulier, c'est qu'il n'y a
pas de formation de panaché dans les rémiges. Chez ce type de panaché, toutes
les rémiges sont donc totalement pigmentées. De même, le cercle de l'œil est
nettement présent.
Lutino
Personnellement, je pense que chez cette forme
d'apparition, il ne s'agit pas d'un vrai lutino mais bien d'un pseudo ino. Dans
la biologie on appelle ceci une copie feno. Lorsqu'on accouple un tel mâle
"lutino" à une femelle de couleur sauvage, on en sort 100% de femelles
cinnamon. Si l'on accouple ensuite ce mâle "lutino" à une femelle
fallow alors on obtient des mâles fallow et des femelles lutino. Ces deux
accouplements nous montrent que ce mâle "lutino" est en fait un CinnamonFallow.
Il y a pourtant un mais. Un pareil "lutino" devrait avoir en fin de
compte un reflet brunâtre, mais ceci n'est pas toujours le cas. Par contre, en
général ces oiseaux ont un jaune moins profond que par exemple les ondulées
lutino, et qu'ils montrent même dans certains cas un jaune pâle et dans
certains autres cas le jaune â un reflet brunâtre passé.
Un autre fait est que lorsqu'on accouple "lutino x lutino", il arrive
parfois que certains jeunes aient quelques plumes qui ressemblent au cinnamon
clair et parfois même un petit champ de plumes vertes dans le cou. Ce dernier
se voit aussi parfois chez les fallows.
Une explication possible pour cette pseudo forme lutino
est que nous avons affaire ici avec une combinaison de mutations d'un mutant tyrosinase négatif avec un mutant du locus TRP1 (cin),
(TRP1 = TyrosinaseRelatedProtein) mais je ne veux pas dire que ceci est la
bonne réponse. Loin de là, car sur ce point, beaucoup plus de recherches
ciblées sont nécessaires, mais connaissant le monde des psittacidés, il sera
extrêmement difficile d'avoir une collaboration pour faire ces recherches.
Les détenteurs de kakarikis lutino vont maintenant me
dire qu'il existe bien des oiseaux lutinos d'une couleur bien profonde. Ceci
est correct, mais dans ce cas, on a alors à coté de la mutation combinaison de
Texte: H.W.J. van
der Linden