Le genre Cyanoramphus – Les kakarikis

 

4ème partie

 

Kakariki de l'île Norfolk

Cyanoramphus cookii (G.R. Gray, 1859)

Zone de répartition: Limité à l'île Norfolk (Australie) environ 1100 km au nord-ouest de Auckland.

 

Description

Format: 31 cm. Nettement plus trapu que C. novaezelandiae.
Au niveau couleur et différences, à peine différenciable de C. novaezelandiae.

 

Biotope

Cette espèce de kakariki est un habitant de la forêt vierge subtropicale mais est aussi aperçue dans les vergers.

 

Statut de la population sauvage

C'est un oiseau qui est fortement menacé d'extinction. Depuis le début de ce siècle, la population semble s'agrandir lentement.

 

Manière de vivre

La population actuelle est restreinte au National Park de l'île Norfolk et à la forêt vierge subtropicale qui y est directement contiguë. Leur nourriture est composée de graines, différentes sortes de fruits, fleurs, bourgeons et feuilles des arbres et arbustes présents dans leur territoire. Ces oiseaux ont une préférence prononcée pour les graines du pin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Ils font leur nid dans les cavités d'un arbre, surtout les cavités des maires Côtiers (Nestegis apetala) sont fortement appréciées.

 

Particularités

Dans le Parc National de l'île de Norfolk, qui a une superficie d'environ 12 km2, il y a un programme spécial de reproduction qui a été mis sur pied pour ces oiseaux.

 

Aviculture

Cette espèce pour autant que l'on sache n'est pas présente en Europe.

 

 

Kakariki à front rouge Macquarie

Cyanoramphus erythrotis Wagler, 1832

Description

Format: 30 cm. Il ressemble à C. novaezelandiae mais est en général un peu plus léger et de couleur un peu plus jaunâtre. Les étendards des rémiges des ailes sont de couleur bleu ciel avec un petit reflet verdâtre.

 

Sous-espèces

Cyanoramphus e. erythrotis (Wagler. 1832)

Kakariki à front rouge Macquarie

Territoire: II vivait antérieurement sur l'île de Macquarie, à environ 1300 km au sud-ouest de l'île Stewart. Il a probablement disparu aux environs de l'année 1894.

Nom et caractéristiques: voir la forme nominale Cyanoramphus erythrotis

Cyanoramphus e. hochstetteri (Reischek. 1889)

Kakariki à front rouge des Antipodes

Territoire: II est restreint au groupe des îles des Antipodes, à environ 860 km au sud-est de l'île Stewart

Caractéristiques: Ressemble au C. Novaezelandiae mais la couleur générale du corps est dans son ensemble teintée nettement plus jaune. Les champs de plumes rouges sont plus orange, rouge. La couverture alaire primaire et les étendards des rémiges ont une légère couleur bleu passé.

Informations générales:

Lorsqu'en 1810, l'île Macquarie a été découverte le kakariki à front rouge Macquarie y était un oiseau fort commun. Les oiseaux y vivaient de graines d'herbes sur les collines le long de la côte. On les a aussi rencontrés lors de recherches d'algues marines et d'invertébrés rejetés sur la plage. Malgré l'importation de chiens et chats sur l'île vers 1820, jusqu'en 1880 les oiseaux sont restés communs mais après cela, la population a rapidement chuté.
L'introduction du lapin Européen, du Weka (Gallirallus australis scotti) et l'introduction des rats et des souris et leur prolifération, de même que la raréfaction des pingouins royaux reproducteurs et des oiseaux de mer nichant dans les cavités (Famille Procellariidae) pendant les mois d'hiver ont fait qu'a cause du manque de nourritures, la pression des pilleurs de nids envers cette espèce de kakarikis a toujours augmenté et en phase finale a abouti à leur extinction totale. Le dernier de ces kakarikis dans la nature aurait été vu en 1891.

 

Le kakariki à front rouge des Antipodes vit sur l'île subantarctique Antipode sous les même circonstances rigoureuses comme son cohabitant le kakariki vert.

Comme lieu pour dormir et nicher, ils emploient un trou sous une motte d'herbe qu'ils creusent eux-mêmes avec leurs pattes. Leur nourriture est aussi identique pour les deux espèces. Toutes les deux aiment se nourrir des épis d'herbes de l'espèce Poa litorosa qui est une herbe haute et dense. Les oiseaux en coupent un morceau d'épis d'environ 25 cm, le tiennent par une patte et ensuite en mâchonnant le passent d'un côté a l'autre par le bec. Leur nourriture se compose ensuite de graines d'herbe, de baies et de fleurs.
Ce qui est très remarquable, c'est que cette île d'à peine 20 km2 abrite 2 espèces différentes de perruches qui appartiennent au même genre avec la même nourriture et habitudes de vie et qu'elles vivent bien en bonne harmonie. Il n'y a pas de connaissances d'hybridation. L'espace de vie très restreint des deux espèces, sur une même île rend les deux espèces vulnérables.
Des troubles naturels de leur biotope sur de telles petites locations peuvent se révéler désastreux. L'effet de l'homme, comme par exemple, l’introduction sur une île des rats provenant des bateaux a souvent contribué à décimer jusqu’ à la disparition complète des espèces d'oiseaux sur un bon nombre de ces petites îles.

 

Kakariki à front rouge de Nouvelle Calédonie

Cyanoramphus saisseti  Verreaux & Des Murs, 1860

 

Zone de répartition: Nouvelle Calédonie, environ 2000 km au nord-ouest d’Auckland.

 

Description

Format: 26 cm. Il ressemble à C. novaezelandiae, mais les côtés de la tête et le dessous du corps sont jaune verdâtre. Le rouge de la tête est nettement plus léger et plus clair.

 

Statut de la population sauvage

La population régresse depuis des années; CITES annexe l.

 

Biotope

Cette espèce de kakariki est un habitant de la forêt vierge tropicale.

 

Particularités

Sa nourriture est constituée de graines, différentes sortes de
fruits et baies, fleurs, bourgeons et feuilles et probablement aussi d'insectes et de leurs larves. Leur préférence particulière va vers les fleurs et fruits de palmiers tels que Basselinia porphyrea, Brongniartikentia lanuginosa et Cyphokentia macrostachya qui appartiennent tous à la famille des palmiers Arecaceae.

Leur période de reproduction à l'état sauvage se situe entre novembre et janvier.

 

Aviculture

Excepté dans leur territoire d'origine, la nouvelle Calédonie, il
n'est pas connu en aviculture.

Le premier cas de reproduction avec cette espèce date de 1987 et est dû à J. Bégaud en Nouvelle Calédonie. La première fois il est arrivé à élever 2 jeunes. Lors de la seconde ponte, il n'a eu que 2 œufs non fécondés.
Par la suite le couple reproducteur a eu des jeunes pendant plusieurs années.

 

Texte: H.W.J. van der Linden