Le genre Cyanoramphus - Les kakarikis
5ème partie
Kakariki
à front jaune ou Kakariki à tête dorée
Cyanoramphus auriceps (Kuhl, 1820)
Territoire
L'ile au nord et au sud de
îles devant la côte, dont les îles Auckland, Three Kings, Little Barrier,
Kapiti et Stewart.
Description
de l’espèce
Taille
Mâle et femelle: la bande du front qui va d'un œil à
l'autre est de couleur rouge carmin foncé, le crâne est jaune or. La couleur
générale du corps est verte, un peu plus claire que chez le kakariki à front
rouge. Poitrine, ventre, flancs, cuisses, région anale et les plumes couvrantes
du dessous de la queue sont de teinte plus claire et plus vert jaunâtre. De
chaque côté du croupion il y a une tache rouge. Les plumes extérieures des
rémiges des ailes ont l'étendard violet, bleu. De même les ailerons et la
couverture alaire primaire sont violets, bleus. Les plumes de la queue sont
d'un bleu vaporeux à l'extrémité. Le dessous de la queue est de couleur gris
foncé.
Les yeux sont foncés et ils ont l'iris orange rouge. La
mandibule supérieure est de couleur bleu métal clair et qui finit vers la
pointe en gris noir. La mandibule inférieure est gris foncé. Les pattes sont
gris brun et les ongles noirs.
La femelle est un peu plus petite avec environ
Les jeunes oiseaux et les femelles de plus d'un an ont
au-dessous des grandes rémiges une rangée de taches blanches qui forment une
bande alaire, dénommée ligne de l’aile. Chez les mâles, la ligne de l'aile est à
peine visible après la première grande mue.
Biotope
Les grandes forêts dans les régions
montagneuses à différentes
hauteurs. Sur certaines îles avec peu d'arbres à haute croissance, on les retrouve
aussi parfois dans les branches basses des arbres rares, de même que dans des
paysages plus ou moins ouverts avec des broussailles et des taillis le long des
côtes.
Au moment des récoltes l'on retrouve aussi les oiseaux
dans les plantations de fruits et les champs de blé.
Statut
de la population sauvage
Dans les grandes régions boisées des
îles au nord et au sud de Nouvelle Zélande, l'espèce est relativement stable. Sur
les
différentes petites îles en face de la côte et dans les îles Auckland, non habitées,
les oiseaux sont en bon nombre. CITES annexe l.
Manière
de vivre
En dehors de la saison de
reproduction, les kakarikis à front jaune vivent par couples ou en petits
groupes. Sur l'île nord on les a vus
plusieurs fois en compagnie de grands vols de Mohoua à tête blanches (Mohoua
albicilla). Pendant la période de reproduction, ils vivent exclusivement
par couples. Ce sont des habitants des régions boisées à grande hauteur. On les
retrouve en général haut dans les cimes des arbres où ils vont trouver leur
nourriture, mais ils peuvent aussi grimper ou se pendre aux petites branches extérieures
des arbres et arbustes.
Régulièrement, mais nettement moins que les kakarikis à
front rouge, on les retrouve au sol. Il est possible alors, de les voir gratter
le sol comme le font chez nous les poules, à la recherche de nourriture. La
nourriture du kakariki à front jaune est nettement moins variée que celle du
kakariki à front rouge. Sur toute une année, il n'y a qu'entre 15 et 20 sortes
différentes d'éléments nutritifs qui sont mangés. Ils sont consistent en
différentes graines, fruits, surtout des baies, bourgeons et germes, fleurs et
toute l'année, surtout des pucerons et cochenilles, différentes larves de
coléoptères et des chenilles.
La période de reproduction de ces oiseaux dépend de la quantité de nourriture
disponible, et donc en principe entre septembre et mai (printemps et été) mais
la période la plus importante est quand même entre octobre et janvier. Ils
nichent dans les trous des branches et troncs d'arbres vivants ou mourants.
Une ponte est comprise entre 5 et 9 œufs qui sont couvés par la femelle. Les
jeunes restent entre 5 à 6 semaines dans le nid. Une fois qu'ils ont quitté le nid,
ils sont encore nourris une bonne semaine par les parents.
Information
générale
Personnellement j'ai toujours trouvé étrange qu'un oiseau
avec un front rouge soit dénommé dans la langue néerlandais (et français) kakariki
à front jaune. Le nom scientifique de l'espèce auriceps provient du
latin: aurum = or et ceps = caput = tête. Le nom kakariki à tête d'or comme il
était appelé dans les années 60 du siècle dernier est une bien meilleure
dénomination. C'est pour cette raison que dans le titre, j'ai a nouveau rajouté cette seconde dénomination.
Le premier kakariki à front jaune qui est arrivé en Europe
a été visible au zoo de Londres en 1865. Le premier résultat de reproduction
date de 1872 et est du à H. Fiedler de Zagreb (Croatie). Il y a beaucoup de kakarikis
à front jaune (C. auriceps)
qui ne sont pas de pure race qui se retrouvent sur le marché. Dans les régions où
le front jaune se retrouve avec le front rouge (C. novaezelandiae) l'on estime qu'un dixième des
accouplements sont des accouplements d'hybrides. De la même manière, sur les îles
Mangere et Little Mangere il existe aussi des formes hybrides entre le kakariki
à front jaune de l'île Chatham (C. forbesï) et le kakariki à front rouge
de l'ile Chatham (C.n.chathamensis). Dans le passé, des formes hybrides
entre C. auriceps et C. novaezelandiae, nés dans la nature, ont
été importés en Europe. Ceux-ci ont été hybridités ici avec des oiseaux de pure
race car extérieurement l'on ne connaissait pas ou remarquait pas les
différences entre les oiseaux purs et non-purs. Les amateurs de perruches eux-mêmes
qui possédaient des kakarikis dans les années 1970-1980, lorsque ces oiseaux
étaient encore chers, sont responsables de la pureté des races de ces espèces.
S'ils n'avaient pas de partenaire de la même espèce, il y en a eu beaucoup qui
ont croisé les fronts rouges aux fronts jaunes et ceci pour une simple raison
financière. Le résultat est qu'actuellement il n'y a que très peu de kakarikis
en Europe qui peuvent être considérés comme de race pure. Lors de l'achat de
ces oiseaux, il faut donc bien faire attention aux caractéristiques des races.
Les kakarikis à front jaune qui ont une tache jaune ou orange et même parfois
rouge visible derrière l'œil sont des oiseaux qui ne sont pas purs et qui doivent
donc être exclus pour la reproduction. La même chose est valable pour les
oiseaux qui montrent de petites plumes rouges sur le crâne jaune.
Avec les oiseaux qui extérieurement ne montrent pas
d'anomalies de la forme sauvage de race pure, il faut essayer d'arriver, sur
base d'une sélection, à construire un cheptel qui à l'œil semble pur. Une
petite quantité d'amateurs de kakarikis en Europe ont déjà commencé cette manière
de faire et il semble que leur quantité à vouloir travailler de cette manière
ne fait que s'accroître.
Dispositions
légales
Le kakariki à front jaune est considéré comme menacé
d’extinction par
Comportement dans la volière
Il s’agit d’oiseaux de volière
solides et agréables, très vivants de nature, de vrais grimpeurs et acrobates. Ils
bougent adroitement sur les branches et grimpent sur le grillage de haut en bas
sans s’aider de leur bec. Ils deviennent très familiers avec leur soigneur.
Ce sont des oiseaux qui ne
supportent pas très bien le gel et donc qui doivent être maintenus hors gel
pendant les mois d’hiver. Leur cri fait penser à un doux et jeune chevreau
bêlant et est encore moins fort que le grognement que le kakariki à front rouge
laisse entendre.
En dehors de la période de
reproduction, et si l’espace est assez grand, on peut sans problème les détenir
avec d’autres psittacidés, mais pas avec d’autres kakarikis. Pendant la période
de reproduction cependant, ils n’acceptent pas d’autres oiseaux près d’eux. Ces
oiseaux ne sont pas des rongeurs et ils aiment se baigner.
Du fait qu’ils aiment beaucoup
gratter le fond de leur volière, ils sont sensibles aux infections aux vers.
Il s’agit d’oiseaux qui
conviennent très bien pour les amateurs débutants.
Les kakarikis à front jaune ne
conviennent pas pour être détenus en solitaires dans une cage.
Logement et soins.
Les mesures minimales de la
volière (L x l x h) sont de 3 x 1 x
De temps en temps il faut
déposer quelques mottes fraîches d’herbes dans lesquelles les oiseaux peuvent
aller fouiller.
Pendant la période de
reproduction il est aussi possible de loger les oiseaux dans des cages de
reproduction, à condition qu’elles ne soient pas trop petites. Les
dimensions conseillées pour les cages sont de
Il faut vermifuger les oiseaux
deux fois par an.
Il faut veiller à leur donner
chaque jour une écuelle plate avec de l’eau fraîche dans laquelle les oiseaux
peuvent se baigner.
Alimentation.
Comme alimentation de base l’on
donne un mélange de graines dans lequel on retrouve les graines suivantes: du froment,
de l’avoine, du paddy, du sarrasin, de l’alpiste, diverses sortes de millet, du
chènevis, du dari, des graines de tournesol, des graines de carthame, des graines
de lin et graines de Niger. En plus des graines sèches, on peut leur donner
chaque jour un peu de verdure sous forme de feuilles de légumes, mouron ou
pissenlits mais aussi de la carotte, du poivron, etc. De même, différents
fruits, comme de la pomme, poire, orange, raisins et des baies de sureau et des
baies d’églantier. En saison vous pouvez leur donner un peu de graines germées
ou des graines d’herbes mi-mûres. Des épis mi-mûrs de froment et avoine sont
une bonne alternative pour les oiseaux.
Donnez-leur chaque jour un peu de pâtée à l’œuf (rationnée)
éventuellement complétée d’un peu de pâtée pour insectivore (pâtée d’insectes
ou pâtée universelle). Habituez aussi vos oiseaux à manger des vers de farine. Dans
la nature, ils mangent d’ailleurs assez bien d’insectes et il s’agit d’une très
bonne source de protéines. Chaque jour deux vers de farine sont suffisants.
Il faut veiller à ce qu’ils
aient chaque jour de l’eau de boisson propre. De même des silex pour l’estomac,
du grit et un bloc de minéraux doivent toujours être à leur disposition.
En période de reproduction il
faut leur donner de la pâtée à l’œuf à volonté, cela veut dire autant que les
jeunes peuvent en manger. Lorsqu’il y a
des jeunes il faut aussi augmenter la ration journalière de vers de farine. Rajouter
des cocons de fourmis à la pâtée à l’œuf est aussi une bonne manière pour augmenter
le pourcentage de protéines de la nourriture. Ces oiseaux aiment aussi de
petits morceaux de crevettes.
L’élevage.
Les oiseaux doivent être âgés
d’au moins un an pour l’élevage. Si vous en avez la possibilité, laissez les
oiseaux choisir eux même leur partenaire et ceci est déjà possible à l’âge de 4
à 5 mois. Lorsque l’on veut accoupler un mâle bien précis à une femelle bien
précise, cela arrive régulièrement que cela se passe mal car les oiseaux ne
s’apprécient pas. Dès que l’on a un couple qui s’entend harmonieusement, alors
la saison de reproduction future est quasiment sûre d’être couronnée de succès.
Lorsque le temps est favorable,
et qu’il ne fait donc pas trop froid, l’on peut placer les nids fin février,
début mars dans l’abri de nuit. Chaque
couple reçoit deux nichoirs. La préférence va vers des nichoirs naturels d’un
diamètre d’environ
Lorsque le couple est
suffisamment âgé pour reproduire, vous pouvez vous attendre à la ponte du
premier œuf 15 jours après avoir placé les nids. Il est possible que cela
prenne un peu plus de temps, il n’y a alors encore aucune raison de
s’inquiéter. Les œufs sont pondus à intervalle d’un jour. D’habitude
il y a 5 à 6 œufs, parfois moins, mais on peut aller jusqu’à 10 œufs.
Les femelles plus âgées
produisent en général des pontes plus importantes que les jeunes femelles. Si
l’on a la possibilité de déplacer des œufs d’une si grande ponte vers une
femelle qui en a pondu moins où dont les œufs ne sont pas fécondés, alors il ne
faut certainement pas hésiter. Les derniers-nés de pontes importantes ne
survivent en général pas. Vous pouvez aussi déplacer les œufs de kakarikis à
front jaune sous un kakariki à front rouge à condition que les œufs aient le
même âge. De même vous pouvez déplacer les œufs de front rouge sous un front
jaune. Les jeunes seront élevés sans aucun problème par les parents adoptifs,
même s’il y a des fronts rouges et fronts jaune dans le même nichoir. En règle
générale, la femelle commence à couver après la ponte du second œuf mais parfois
aussi à partir du troisième œuf. La période de couvaison est de 19 jours. Pendant
cette période, la femelle est nourrie par le mâle, mais toujours en dehors du
nichoir. Lorsque les jeunes naissent, ils sont couverts d’un duvet blanc, mais
au fil de leur âge, ils virent au gris. Environ 8 jours après leur naissance,
leurs yeux s’ouvrent. A ce moment là, il est aussi temps de les baguer avec un
diamètre de
Mutations.
Chez le kakariki à front jaune
il y a aussi différentes mutations connues. Pour la plupart, les mêmes mutations
de couleur que l’on connaît chez le kakariki à front rouge, à l’exception de
deux nouvelles formes de mutations: l’opaline et la jaune à yeux noirs.
Je vais vous les présenter.
Cinnamon
Le facteur cinnamon se transmet
de manière liée au sexe ou mieux, est accouplé au chromosome X et est récessif
vis-à-vis du facteur sauvage (il faut lire facteur cinnamon n’ayant pas muté).
Symbole génétique: cin; forme sauvage cin+
Le mâle cinnamon est représenté
Xcin/Xcin et la
femelle cinnamon Xcin/Y
Description concise du mutant cinnamon
La caractéristique de cette mutation est les plumes des
ailes de couleur cinnamon brun. L'arrière de la tête, le cou, le manteau, la
couverture des ailes, le dos, le croupion et la couverture supérieure de la
queue sont brunâtre vert pâle. La poitrine, le ventre, les flancs, les cuisses,
la région anale et la couverture inférieure de la queue ont une nuance plus
claire mais aussi teintée un peu plus jaunâtre. Les plumes extérieures des
ailes ont l'étendard de couleur bleu passé de même que les ailerons et la
couverture alaire primaire.
La partie supérieure des grandes plumes de la queue est
brunâtre vert pâle. La partie inférieure de la queue est de couleur brun
cinnamon clair. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la pointe foncée.
Les pattes sont grisâtres rose, les ongles sont aussi teintés grisâtre. Le
reste est identique à la couleur sauvage.
Opaline
Le facteur opaline se transmet comme le facteur cinnamon
lié au chromosome X et est récessif
vis à vis de la forme sauvage.
Symbole génétique: op;
forme sauvage op+.
Le mâle opaline est désigné par Xop/Xop, la femelle
opaline par Xop/Y
Description concise du mutant opaline
Chez cette mutation, nous avons à faire à un dérèglement
de la répartition de la pigmentation dans le plumage de l’arrière de la
tête, du cou, du manteau, de la couverture alaire, du ventre, des flancs et des
plumes de la queue, qui fait que la couleur jaune dans le plumage augmente et
que naît un patron modifié dans le dessin.
Le facteur op+ a - pour l’expliquer
ainsi - une fonction régulatrice Le facteur muté, donc le facteur op,
dérègle pour ainsi dire le mécanisme de dépôt de la pigmentation. Cependant, à
divers endroits, le dépôt de pigmentation s’arrête totalement ou en grande
mesure, ce qui fait que le jaune augmente et que le vert diminue plus ou moins
(variable). On remarque cela aussi dans le duvet où aucun pigment n’est déposé
et qui reste donc blanc. Sur les plumes extérieures des rémiges primaires, se
crée un miroir alaire comme suite à la perte de pigmentation. Les yeux sont
sombres, la couleur des pattes est rosâtre, brun et les ongles sont gris.
Fallow
Dans ce cas-ci, comme chez le kakariki
à front rouge, il s’agit probablement du bronze fallow. Au niveau apparence, il
y ressemble mais il n’y a pas encore d’absolue certitude à ce sujet. Il est
même possible qu’il existe deux mutations fallow différentes, mais, de même, à
ce sujet il n’y a pas encore de certitude. Quoi qu’il en soit, toutes les
mutations fallow transmettent leurs gènes de manière autosomique et sont
récessifs vis-à-vis de la forme sauvage.
Si la présomption est confirmée
qu’il s’agit bien du type bronze fallow, alors le symbole génétique est abz, pour la forme sauvage
elle est représentée par a+.
Description concise du bronze fallow
La caractéristique des fallows est
la couleur de l’œil rouge. Les grandes plumes extérieures des ailes sont de
couleur claire, gris brun et nettement plus claires que celles du cinnamon. La
couleur des parties supérieures, incluant la partie supérieure de la queue est
brunâtre vert, à peu près comme celle de la cinnamon. Le dessous du corps est
nettement plus clair que celui de la cinnamon. La partie inférieure de la queue
est brun clair. Les petites plumes du coude de l’aile, la couverture alaire
primaire et les plumes extérieures de l’aile sont bleu livide vaporeux. Le bec
est de couleur corne. La couleur de l’œil est d’un rouge clair avec un iris blanc.
Les pattes sont de couleur chair et les ongles de couleur corne.
Pour le reste ils sont identiques à la forme sauvage.
Jaune
à yeux noirs ou dark eyed clear
Le dark eyed clear est comme le
bronze fallow un allèle multiple du NSL ino-gen, donc le locus a.
Ce coloris transmet ces gènes de manière autosomique et est récessif
vis-à-vis de la couleur sauvage.
Symbole génétique: adec ; forme sauvage a+
La suite de dominance de cette
série allèle est a+ - abz – adec – a (il
n’y a pas encore de a).
Suite à un croisement entre
bronze fallow et dark eyed clear (abz
et adec) se forme
probablement une forme intermédiaire mais ceci, le futur devra le prouver.
Description concise du dark eyed clear
Chez cette mutation nous avons
affaire à une réduction pratiquement totale de la mélanine dans le plumage. La
couleur générale du corps et des plumes de la queue est jaune, les rémiges
primaires sont une nuance plus jaune clair. La couleur des pattes est couleur
chair, les ongles sont couleur corne. L’œil est foncé, presque noir et le cercle
de l’iris est manquant. Pour le reste identique à la forme sauvage.
Panaché.
Chez le kakariki à front jaune
l’on distingue deux formes de panaché :
1° une mutation panachée qui transmet ses gènes
de manière autosomique avec une transmission des
caractéristiques
de manière dominante.
Symbole pour panaché dominant : Pi ; forme sauvage Pi+
2° une mutation panachée qui transmet ses gènes
de manière autosomique avec une transmission des
caractéristiques de manière récessive.
Symbole pour panaché récessif: s ;
forme sauvage s+
Les patrons panachés pour les
deux formes de mutations sont très variables.
Pour l’amateur moyen, il est
donc très difficile de pouvoir différentier les différents types de mutants
panachés. Pour cette raison, je vais énumérer ci-dessous les caractéristiques
principales des différents types de panachés.
Pour toute clarté: les descriptions
reprises ci-dessous peuvent servir comme moyen d’aide pour pouvoir définir de
quel type de panaché, il s’agit et ne peut être employé comme description du
standard du type de panaché en question.
Description concise du panaché dominant
A l’arrière de la tête il y a
une tache jaune variable, bien des fois sous la forme d’un T majuscule sur sa
tête. Le dos, poitrine, ventre, flancs et la région anale sont vert mais
interrompu par des taches de plumes jaune irrégulières, surtout sur le jabot,
autour et entre l’implantation des pattes. Souvent cela va de pair avec une ou
plusieurs différentes grandes plumes extérieures de l’aile et de la queue teintées
de jaune.
Le patron panaché est très
variable, mais rarement plus de 50 % du tout et peut-être parfois présent de
manière minimale. Le bec est de couleur bleu acier pâle avec la pointe foncée. Les
pattes sont grises, brunes ou panaché et les ongles varient de gris à couleur
corne.
Pour le reste il ressemble à la
couleur sauvage
Description concise du panaché récessif
En opposition aux panachés
dominants, les panachés récessifs ont un patron panaché plus stable et plus
régulier. Tout comme chez le panaché
dominant, le patron panaché peut être variable, mais toujours supérieur à 50%.
La plus grande partie du plumage du corps est donc aussi jaune. Les rémiges, du
panaché récessif, sont pratiquement toujours sans pigments et égales de
couleur. Il y a des panachés récessifs avec un plumage du corps totalement
unicolore jaune. La couleur de l’œil est foncée, mais variable en teinte, et
ceci dépendamment du pourcentage de panachure. La couleur du bec est à la base
fortement décolorée et vire vers la couleur corne. Les pattes sont couleur
chair ou panaché et les ongles sont de couleur corne. Pour le reste ils ressemblent à la forme
sauvage.
Remarque: les porteurs panachés
récessifs montrent souvent une petite tache jaune à l’arrière de la tête.
Lutino
Personnellement, je crois que
chez cette forme d’apparition, il ne s’agit pas d’un vrai lutino, mais qu’il
s’agit d’un pseudo ino. Pour plus d’informations, je vous renvoie sur ce que
j’ai mentionné sur le kakariki à front rouge « lutino ».
Texte: H.W.J. van der Linden