Le genre Cyanoramphus - Les kakarikis
6ème partie
Le kakariki à front jaune de l'île Chatham ou Perruche
Forbes
Cyanoramphus
forbesi Rothschild, 1893
Territoire: Il est restreint
aux îles Mangere et Little Mangere qui appartiennent au groupe d'îles Chatham,
à environ
Description de l'espèce
Taille:
Il ressemble fort à C. auriceps, mais la bande
frontale rouge est plus fine et n'arrive pas à la hauteur des yeux. Le dessous
du corps est plus jaunâtre vert que C. auriceps. Les étendards des rémiges des ailes sont vert
bleu, de même que les ailerons des ailes et les plumes de la couverture alaire
primaire.
La femelle est un peu plus petite, environ
Classement taxonomique
Une étude génétique par Triggs et Daugherti en 1996, nous
a confirmé le fait que C. a. forbesi, précédemment classé sous C.
auriceps, est en réalité une espèce indépendante et qu'elle doit donc avoir
comme nom scientifique Cyanoramphus forbesi. Ce qui par contre est étrange, c'est que
cette même étude nous apprend que le Cyanoramphus forbesi est
génétiquement plus près du Cyanoramphus novaezelandiae que du Cyanoramphus
auriceps.
Biotope
Plus ou moins des paysages ouverts avec peu de zones
boisées et beaucoup de broussailles et taillis, surtout près de la côte.
Statut de la population sauvage
C. forbesi est fortement menacé
d'extinction. Sur l'île Mangere, d’après des renseignements récents, il n'y
aurait plus que quelques dizaines d'oiseaux qui y vivent, et sur l'île Little Mangere, probablement moins de 100 oiseaux. La
raison principale de cette menace de disparition est la déforestation de leur
territoire remplacé par des espaces herbeux découverts. CITES Appendice I
Manière de vivre : Identique
à C. auriceps.
Information générale
Sur les îles Mangere et Little Mangere, des formes
hybrides entre le Kakariki à front jaune de Chatham (C. forbesi) et le
Kakariki à front rouge de Chatham (C. n. chathamensis) se sont formées.
Dispositions
légales
Le kakariki à front jaune de l’île Chatham est considéré
comme menacé d’extinction par
Aviculture
Cette espèce, autant que l'on sache, ne se retrouve pas en
aviculture.
Kakariki à front orange
Cyanoramphus malherbi Souancé,
1857
Territoire
Il est restreint à la région nord Canterbury sur l'île du
sud de
Depuis quelques années, il est introduit sur l'île Chalky
qui est située à environ
Description de l’espèce
Taille:
Mâle et femelle: la bande frontale est de couleur orange et court, d'un œil
à l'autre mais devient plus pâle près de l’œil. La couronne est d'un jaune
clair. La couleur générale du corps est verte, la poitrine, le ventre, les
flancs, la région anale et la couverture inférieure de la queue sont d'une
teinte d'une nuance plus claire et d'un vert un peu plus jaunâtre. De chaque
côté du croupion, il y a une tache orange. Les plumes extérieures des ailes ont
l'étendard de couleur violet, bleu. Les plumes de la queue sont vertes et la
partie inférieure de la queue est gris foncé. Les yeux sont foncés et ont
l'iris orange. La mandibule supérieure est de couleur bleu acier clair et vire
au noir, gris sur la pointe. La mandibule inférieure est gris foncé. Les pattes
sont brunâtres, les ongles à peu près noirs.
La femelle est un peu plus petite, environ
Classement taxonomique
Le statut taxonomique du Kakariki à front orange est
depuis de nombreuses années, un sujet de discussion. Des études scientifiques
récentes, faites par le « Department of Conservation » de Nouvelle
Zélande, en collaboration avec les universités de Victoria, Canterbury et
Lincoln ont montré que le Kakariki à front orange est une espèce indépendante
et non, comme on le pensait dans le passé, une déviation de couleur du Kakariki
à front jaune. En plus de l'analyse
génétique, une étude approfondie sur le terrain a été faite pour pouvoir
constater si dans la nature il y avait d'éventuels accouplements hybrides entre
les Kakarikis à tête rouge, à tête jaune et à tête orange. Pendant cette étude
sur le terrain, aucun accouplement “mélangé” n'a été trouvé. Cela veut donc
dire qu'ils possèdent les structures génétiques rigoureusement dissociées, ce
qui confirme la justesse des examens ADN qui ont été effectués.
Biotope
Cet oiseau rare est un habitant des arbres de grande
hauteur et des sous-bois jusqu’à une altitude de
Statut de la population sauvage
Le Kakariki à front orange, qui, il y a 100 ans était
encore en grand nombre sur l'île sud de Nouvelle Zélande, est quasiment éteint
et il y a encore de très petites quantités dans les vallées Hurunui et Hawdon
du nord de Canterbury. La population qui a été introduite sur l'île de Chalky
semble bien s'y plaire. Il y a donc encore de l'espoir.
Manière de vivre
Il n'y a que peu de choses connues sur la manière de
vivre de ces oiseaux. Ils se nourrissent dans les arbres et les buissons mais
viennent aussi beaucoup manger au sol. Leur nourriture se compose de
différentes graines, baies, insectes et leurs larves. Lorsque les petites noix
du hêtre (Nothofagus truncata) tombent, alors ils sont présents car il
semble qu'ils en raffolent. Du fait qu'ils grattent beaucoup au sol, ils sont
des proies faciles pour les rats, les chats redevenus sauvages et d'autres prédateurs.
La période de reproduction commence en été, et peut se terminer tard en
automne, dépendant de la nourriture disponible. Les oiseaux nichent dans un
trou, haut dans un arbre. L’on ne connaît pas la quantité d’œufs que ces
oiseaux pondent en moyenne, mais l’on sait que la période de couvaison est
identique aux autres kakarikis. Les poussins sont dans un premier temps nourris
uniquement par la femelle et quand ils sont un peu plus grands, également par
le mâle. Les jeunes quittent le nid
lorsqu’ils sont âgés de 5 à 6 semaines.
Aviculture
Le Kakariki à front orange n'a été importé en Europe que
quelques fois à la fin du 19ème siècle. Le premier et le seul cas connu de
reproduction dans l'aviculture européenne date de 1883 et est à porter en compte
à Mr Delaurier en France. Mr. Delaurier a eu 4 jeunes la première année après
qu'il détenait les oiseaux. Après ce succès, la condition des oiseaux s'est
détériorée et il n'a plus eu de succès de reproduction.
Texte: H.W.J. van der Linden