Perruche
dorée (Conure dorée)
Répartition:
Nord-est du Brésil
Description
Format: 34 cm.
Plumage identique pour le mâle et la femelle jaune doré,
les rémiges secondaires sont vertes foncées. Le remarquable bec est dans
l’ensemble de couleur corne, la base de la partie supérieure du bec est teintée
de gris bleu et pourvu sur le bout d’un point foncé. Yeux noirs avec iris brun.
Anneau oculaire nu blanc. Pattes couleur
chair, ongles gris.
Biotope
Les conures dorées sont des habitantes des forêts humides
Population sauvage
Menace d’extinction à cause des déboisements continus
Vie dans la nature
En couple ou en petits groupes, en compagnie d’autres
psittacidés, elles se tiennent plutôt dans le sommet des arbres. La nourriture
est à base de fruits divers, de baies, de noix et de graines. Pendant l’élevage
les couples se séparent. Elles nichent
dans les cavités des arbres morts. Il peut y avoir de deux à trois oeufs.
Informations générales
Anciennement elles étaient classées dans les
aratingas. Sa forme, sa couleur et son
comportement justifient sa classification propre. Les premiers résultats d’élevages datent de
1939 au Sri Lanka
Comportement
Bien acclimaté en captivité ces oiseaux sont très solides
mais ne résistent pas au froid, ils sont très sensibles aux maladies dues au
froid. Au début très craintives mais très rapidement confiantes à leur
soigneur, calmes, curieuses, intelligentes et joueuses, très bruyantes pour le
voisinage.
Très sensibles aux changements, dans et aux alentours de
la volière. Elles peuvent s’adonner au picage souvent dû à un problème
psychique. Elles sont des mordantes moyennes, elles aiment se baigner mais
préfèrent se mouiller sous la pluie, la nuit elles dorment dans le nid. Pendant
l’élevage elles sont sensibles aux visites du nid et peuvent être très
agressives.
Logement et soins
Par couple en volière spacieuse de 4 x 2 x 2 m pourvue
d’un grillage solide, l’abri de nuit de 2 x 2 x 2 m. qui par temps froid doit
pouvoir être chauffé à environ 15° C, le degré d’humidité doit être maintenu
aux environs de 60 %, l’éclairage doit être prévu pour 12 heures. Ces oiseaux
n’attachent pas beaucoup d’importance au nid probablement parce qu’ils y
passent la nuit toute l’année, ils ne veulent pas rester au perchoir. Ils acceptent aussi bien un bloc naturel
qu’un nid fabriqué, le modèle horizontal est admis. Des dimensions valables sont pour un bloc
naturel 60 cm de haut, diamètre intérieur 23 cm, épaisseur du bois 6 cm, trou
d’accès de 7 cm. Ces dimensions sont valables pour un nid fabriqué. N’oubliez
surtout pas l’épaisseur du bois car quand ils sont en condition ce sont de
grands mordants. Le fond du nid est garni d’une couche de 5 cm de bois
vermoulu. Le nid est placé dans l’endroit le plus sombre de l’abri de nuit. Il
est conseillé de placer différents modèles de nid car souvent ils choisissent
un autre nid pour l’élevage que celui dans lequel ils dorment. Il faut placer
un écran entre des volières contiguës ou minimum un double grillage. Fournir régulièrement
des branches fraîches, renouveler journellement l’eau du bain, éventuellement
placer un système de pluie.
Nourriture
Un mélange pour grande perruche qui contient: du blé, de
l’avoine, du padi, du dari rouge et blanc, diverses sortes de millet, du
chanvre, du sarrasin, du tournesol, du maïs, ces trois derniers de préférence
sous la forme germée, le maïs peut d’abord être bouillit. Ajoutez des noix, des
baies, des épis de blé et d’avoine et des graines sauvages. Egalement fournir
des fruits comme des pommes et des poires, des oranges, des mandarines, des
bananes, des mangues, des kiwis, des melons, des raisins, des baies sauvages,
des baies du rosier du Japon (Rosa rugosa). Comme légumes des carottes, des concombres,
du mourron. Journellement de la pâtée à base d’oeufs auquel on peut ajouter en
petite quantité de la pâtée pour insectivores, mélangez y des graines germées,
des carottes râpées, du sucre de raisins.
Il y a toutefois lieu de rationner ces pâtées. Comme de nature ces
oiseaux viennent peu au sol il faut placer la nourriture le plus haut possible
dans l’abri de nuit. Les baies, les épis de maïs et de millet peuvent être
accrochés dans les branches fournies.
De l’eau fraîche, du grit, des minéraux doivent toujours
être à la disposition des oiseaux. La nourriture pendant le temps d’élevage
reste la même mais la quantité de pâtée est renforcée. Lorsqu’il y a les jeunes ajoutez y des oeufs
de fourmis et des crevettes séchées. Du pain rassis trempé au lait est aussi
apprécié.
Elevage
L’élevage avec les perruches dorées a réussi à de
multiples reprises mais n’est pas toujours facile. La plupart des jeunes au
perchoir viennent de couveuses et élevés à la main. Parfois on place les oeufs
sous des parents adoptifs qui les nourrissent pendant environ trois semaines et
puis il faut continuer à la main. Les Kakariki à front rouge (Cyanoramphus n. novaezelandiae) semble d’excellents
parents adoptifs pour les perruches dorées.
Le sexage des oiseaux n’est possible que par examen
endoscopique ou par ADN. Mais même quand on a un mâle et une femelle on n’est
pas sauvé, le gros problème est de constituer un couple harmonieux.
Des couples qui se sont formés naturellement jeunes donnent
les meilleurs résultats. Les perruches dorées sont en général adultes à trois
ans, mais en pratique il faut cinq à six ans pour l’élevage. La ponte peut débuter en février mais parfois
plus tôt. Les oeufs sont pondus à intervalle de trois jours, il y a de 3 à 5
oeufs. Si pour une raison ou autre la ponte est abandonnée la femelle peut en
refaire une autre après. La femelle couve seule pendant 23 jours. Elle quitte
rarement le nid et est nourrie au nid par le mâle pendant toute la couvaison.
Quand les jeunes quittent le nid il faut être très prudent.
Les perruches dorées sont très sensibles aux contrôles de
nid et toutes autres perturbations autour du nid, souvent c’est l’abandon des
oeufs et des jeunes. Placer donc le bloc de telle façon que l’accès pour le
contrôle est aisé. Avec ruse et patience il faut essayer d’arriver aux jeunes,
sans gêner les parents. Lorsque les yeux
s’ouvrent, entre la deuxième et la troisième semaine de vie il faut baguer les
jeunes avec du 10 mm. Les jeunes quittent le nid après environ sept semaines. Ils
sont alors entièrement plumés, mais ils sont encore nettement plus petits que
les parents. Ils sont indépendants après trois semaines. Il y a une couvée par
an.
Mutations
Il n’y en a pas.