LES ARATINGAS (13)
Conure à poitrine
couleur soufre
Aratinga maculata (Statius Müller, 1776)
Répartition
Description
Mâle et femelle : front, tour des
yeux, joues et la région des oreilles orange clair; dessus et arrière du crâne,
cou et manteau jaune à vert jaune pâle. Couverture alaire et la partie
supérieure du dos vert à reflet jaune. Gorge, zone du jabot et la poitrine
jaune soufre; les plumettes de la poitrine ont un reflet foncé. Bas du dos,
queue et la couverture alaire supérieure de la queue montrent un mélange de
vert, de jaune et d’orange dont le vert prime dans la couverture de la queue.
Ventre, flancs et cuisses montrent une couleur orange clair tacheté (base des
plumes jaune avec de l’orange dans les plumes). Les sous caudales sont vert
avec irrégulièrement des plumettes jaunes, ce qui donne cet aspect tacheté.
Couverture primaire des ailes bleu profond; les secondaires
vert gazon avec le bout à reflet jaune. Les rémiges primaires et
secondaires vert gazon, les primaires finissant en bleu profond. La partie
supérieure des rectrices vert olive finissant en bleu profond; Dessous des
grandes caudales: gris olive. Yeux noirs avec iris brun foncé, anneau oculaire
nu blanchâtre. Bec gris noir; pattes grises, ongles gris noir.
Biotope
Ces oiseaux ont une préférence
pour les zones sableuses sèches et semi-sèches couvertes de taillis et de
broussailles, clairsemées d’arbres et ayant une forte période sèche.
Statut dans la nature
Difficile à définir, mais
probablement s’agit-il d’une population limitée vivant dans une région peu
étendue, ils sont rarement remarqués.
Comportement
Semblable à celui de la conure
soleil (Aratinga solstitialis)
Cette espèce d'aratinga a été décrite en 2003 par le
biologiste brésilien Luis Fábio Silveira.
Il a baptisé cette espèce à l'ornithologue Brésilien mondialement
illustre Dr. Olivério Mário de Oliveira Pinto (1896-1981) qui déjà en 1966
avait montré du doigt la couleur divergente du plumage de cet oiseau par
rapport à la perruche soleil. Silveira a
donné le nom scientifique Aratinga pintoi à cet oiseau et le nom
néerlandais est devenu Pinto parkiet = perruche Pinto. La dénomination anglaise est Sulfur-breasted
parakeet, la française Conure Dr Roland Seitre, un illustre ornithologue
Français qui a découvert lors d'un de ses nombreux voyages chez un amateur dans
les environs de Belém, la capitale de Pára, en 1993 un couple ressemblant
fortement à la perruche soleil mais qui avait une couleur jaune moins brillante
et qui montrait des taches jaunes sur la couverture alaire. Il a fait différents enregistrements de ces
oiseaux mais les a considérés comme de jeunes perruches soleil. Lorsque le Dr Seitre a vu en 2005 la
description de l'Aratinga pintoi, il a directement réalisé que les
oiseaux qu'il avait photographié 12 ans plus tôt
à Belém correspondaient en tout point à cette description et qu'il s'agissait
donc de conures de Pinto. Peu de temps plus tard, l'on s'est rendu compte que
l'Aratinga pintoi décrit par Silveira n'était pas une nouvelle espèce
qui avait été découverte, mais la redécouverte de l'Aratinga maculata
qui avait déjà été décrit en 1776 par le zoologue allemand Philip Ludwig
Statius Müller. Des peaux vieilles de plusieurs centaines d'années de ces
oiseaux se trouvent entre autre à Naturalis, le musé de l'histoire de la nature
à Leiden. Le nom pintoi est suite à cela à nouveau périmé et remplacé
par le nom originel maculata. La dénomination néerlandaise est à présent
zwavelborstparkiet, la dénomination anglaise est Sulfur-breasted parakeet et la
française Conure à poitrine couleur soufre.
On en déduit donc que la perruche soleil (Aratinga solstitialis), la conure
Jendaya (Aratinga jandaya), la conure
à capuchon doré (Aratinga auricapilla)
et la conure à poitrine soufre (Aratinga
maculata) sont fort apparentées l'une à l'autre et qu'elles appartiennent
toutes au groupe qui est souvent appelé ‘le groupe solstitialis’.
Autant que
l'on sache, la population de ces oiseaux en captivité est très faible et
probablement limitée à quelques amateurs dans les environs de leur région
natale.
La vraisemblance que ces oiseaux arriveront un jour en Europe
est minime. Les oiseaux provenant de la nature ne peuvent plus être exportés
depuis peu. Pour les oiseaux qui proviennent du milieu de l'aviculture d'autres
dispositions sont en application, mais on est loin de là, car il n'y a pas de
résultats de reproduction connus.
Si ces oiseaux devaient être importés un jour, après une
acclimatation soigneuse, ils devraient être logés dans une volière extérieure
pas trop petite (Lxlxh) 3 x 1 x 2 m adjacent un abri
de nuit où la température peut être tenue positive d'environ 1,5 x 1 x
Comme nourriture il faut leur fournir un mélange de graines
variées où l'on retrouve les graines suivantes: du blé, de l’avoine, du paddy,
du dari rouge et blanc, différentes sortes de millet, du chènevis, du carthame,
du sarrasin et du tournesol. En plus de cela différentes sortes de fruits et
verdures. Cela parle de soi qu'il faut leur fournir, à leur disposition, de
l'eau de boisson fraîche, des silex pour l'estomac, du grit et un bloc de
minéraux et des vitamines.
Bien que pour le moment il ne soit pas question que l'on
voie ces oiseaux dans le cercle des amateurs, et ceci à court terme, je
continue à espérer de pouvoir voir ces oiseaux, de visu, ne fusse que dans un
grand parc à oiseaux en Europe.
Texte: H.W.J. van der Linden